Chronologie du 22 septembre au 6 octobre
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22 septembre.
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Le coordinateur pour la paix au Chiapas Emilio Rabasa Gamboa a nié
catégoriquement que l’armée ait installé les pièges
découverts par des observateurs de l’organisation Global exchange
autour de la communauté d’Amador Hernandez. ‘D’ailleurs ces personnes
n’étaient pas des Observateurs’ (puisqu’ils n’en avaient pas le
statut. NdlR) ‘et ont, par conséquent, violé la loi mexicaine’.
Il a démenti formellement que l’armée reçoive une
quelquonque aide de la part des U.S. dans sa lutte contre la guérilla.
La seule aide reçue est destinée exclusivement à la
lutte contre le trafic de drogue.
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Dans un communiqué (voir l’extrait dans le Ya Basta n°117) Marcos
accuse le gouvernement d’être le responsable principal du désordre
et du ‘dégouvernement’. La meute est prête, dit-il, pour la
campagne électorale de Zedillo avec pour thème : un bon indien
est un indien mort et un bon étudiant est un étudiant absent.
Au sommet de son délire éthilique et canin, Albores* déclare
avoir le pantalon bien attaché, mais il confond ce qui lui sert
de ceinturon avec ce qui est en réalité un collier anti-puce.
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César Santiago Ramirez, prétendant à la candidature
du PRI pour les élections au poste de gouverneur du Chiapas, a demandé
que soit réalisée une consultation des citoyens pour choisir
le candidat du PRI. Il a dénoncé les distributions de fonds
publics aux citoyens par les maires PRIistes des communes qu’il a traversées
lors de sa pré-campagne électorale en échange du boycott
de ses réunions. Il a fait des sous-entendus sur ceux qui profitent
de leur poste officiel pour soutenir Labastida Ochoa (et son poulain, José
Antonio Aguilar Bodegas).
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Selon un rapport du ministère de la défense, le nombre des
accidents militaires aériens a augmenté de 37% par rapport
au sexenat précédent. 110 opérations militaires aériennnes
ont lieu chaque jour, 1 accident fatal tous les 105 jours et 1 avion perdu
tous les 86 jours. L’augmentation du nombre des accidents est dû
à l’augmentation du nombre des opérations. Le nombre d’avions
de l’armée mexicaine est passé de 246 en 1995 à 398
actuellement.
23 septembre.
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(D’après le journal El Universal), La chambre des députés
a lancé un appel au gouvernement fédéral et à
l’EZLN pour qu’ils appliquent sans objection ni réserve les accords
de San Andrés et pour qu’ils assument leur responsabilité,
devant la nation et l’histoire, de renouer le dialogue et d’aboutir à
la paix. Ils ont exigé la destitution du gouverneur du Chiapas,
qu’ils ont accusé de corruption, d’engendrer la violence et de détourner
des fonds en faveur de la campagne de Labastida.
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Les dirigeants de la coalition PRD, PAN, PT, PVEM, Convergence pour la
démocratie, Centre démocratique et Mouvement de l’espérance
ont annoncé que les thèmes prioritaires de leur campagne
pour le poste de gouverneur du Chiapas sont : l’autonomie municipale, la
décentralisation, le fédéralisme et le développement
politique des chiapanèques.
24 septembre.
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Le procureur de la république, Jorge Madrazo Cuellar, a reconnu
qu’une quinzaine d’organisation civiles ‘probablement armées’, a-t-il
dit, agissent au Chiapas. ‘A part les informations qui sont parues dans
la presse, il n’existe pas de preuve ou de fait concernant les groupes
MIRA, Tomas Munzer, Primera fuerza et Mascara roja’.
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Le gouverneur du Chiapas, Roberto Albores Guillen, a inauguré 2
nouveaux postes de juges pour la paix et la réconciliation dans
les municipalités de San Juan Cancuc et de Pantelhò. Ces
juges devront appliquer la loi en l’ajustant aux us et coutumes des peuples
indigènes sans violer la constitution ni la loi de l’état.
En cette occasion, il a déclaré que la violence ne sera pas
éradiquée au Chiapas par décret mais par des actions
de développement social et économique, par plus de justice
et en respectant la culture, les us et coutumes des peuples indigènes.
25 septembre.
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Dans la continuité du long conflit religieux de San Juan Chamula
entre catholiques et évangélistes, qui a fait plusieurs morts,
150 policiers ont escorté le retour d’environ 90 évangélistes
dans leur communauté d’origine après avoir été
expulsés il y a une vingtaine d’années. Ils avaient été
expulsés par les caciques catholiques qui ont perdu avec ces conversions
leurs votes en faveur du PRI, leur participation financière et leur
implication dans la vie religieuse de la communauté. Ce retour a
été très mouvementé, puisqu’il a été
interdit par les caciques de San Juan Chamula qui ne voulaient pas voir
revenir deux personnes qu’ils accusent d’être des meurtriers. Suite
à ces accusations, les évangélistes ont refusé
de quitter San Cristobal craignant pour leur sécurité à
San Juan Chamula. Malgré la protection de la police qui a pris position
dans la ville et aux alentours, de peur des représailles de la part
des catholiques, le dirigeant évangéliste a déclaré
ne pas avoir confiance dans les mesures du gouvernement puisqu’il ne respecte
pas sa parole.
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Des habitants de Pueblo Nuevo Solistahuacan ont sorti de la prison une
personne soupçonnée d’avoir violé une enfant. Ils
l’ont brulée sur la place publique. C’est le troisième lynchage
de violeur au Chiapas ces dernières années.
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Selon des employés de l’entreprise fédérale de l’électricité,
un million d’indigènes ne bénéficient pas de l’électricité.
La proposition de Zedillo de privatiser cette entreprise ‘est une nouvelle
forme de colonialisme financé par les capitaux internationaux’.
Le président Zedillo est sous la pression des gouvernements comme
celui des US et des financiers privés pour ouvrir le capital de
l’entreprise en sacrifiant l’intérêt social de la population.
La privatisation entraînera une hausse exorbitante des coûts
de l’électricité, un licenciement massif et l’annulation
des acquis des 110 000 travailleurs de ce secteur d’activité.
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[Je vous répète ce qu’il a dit, mais il ne dit que des conneries,
alors il ne faut pas trop en tenir compte. Il avait peut-être pas
d’os à ronger ce jour là, et en plus c’est la campagne électorale.
(NdlR)]. Albores Guillen, le gouverneur du Chiapas s’est engagé
à chercher avec le gouvernement fédéral le moyen de
garantir le prix du maïs du Chiapas. ‘Nous aurons un prix du maïs
rentable et juste auquel on cherchera à ajouter des aides pour améliorer
votre niveau de vie’.
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L’EPR a annoncé son apparition dans la zone montagneuse du centre
et du nord de l’état de Véracruz pour ‘revendiquer les postulats
révolutionnaires et chercher à élever le niveau de
vie des communautés indigènes qui ont été exploitées
traditionnellement par les caciques, les propriétaires terriens
et les organismes corporatistes du PRI et vivent maintenant dans des conditions
pires qu’avant la conquête espagnole’.
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L’ERPI(l’armée révolutionnaire du peuple insurgé)
a revendiqué dans un communiqué l’attaque d’un convoi militaire
lors de laquelle il y eut un nombre indéterminé de morts
(au moins 2) et de blessés dans les rangs de l’armée. Ce
mouvement a décrété une trêve unilatérale
et a demandé à la population d’élire démocratiquement
leurs députés et leurs autorités municipales. Il déclare
que le gouvernement et ses forces armées a entre ses mains le pouvoir
de stopper la violence institutionnelle contre le peuple.
27 septembre.
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Pour Salazar Mendiguchia, (sénateur indépendant, pré-candidat
lui-même) ‘la possibilité pour l’alliance de l’opposition
de remporter les élections de l’an 2000 pour le poste de gouverneur
du Chiapas est plus importante avec des candidats issus et dissidents du
PRI qu’avec des membres du PAN. D’autant que le candidat de l’opposition
devra affronter, en plus du PRI, l’appareil gouvernemental en place actuellement
qui n’est pas disposé à perdre le Chiapas, cette région
stratégique du point de vue politique, militaire et économique’.
29 septembre.
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Un fax découvert rapporte les informations, transmises par des fonctionnaires
à leur gouvernement. Ils ont détecté la présence
de groupes armés dans la municipalité de Tenejapa. 150 personnes
de l’EZLN, portant des armes et des uniformes noirs et cafés, refusent
de payer l’électricité. Elles attaquent à main armées,
les usagers des routes et communiquent par radio avec des messages codés.
L’année dernière, l’armée fédérale avait
démantelé un camp d’entraînement de la guérilla
dans cette municipalité.
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Le coordinateur pour le dialogue et la paix au Chiapas, Emilio Rabasa Gamboa
a déclaré que, face au silence de l’EZLN, le gouvernement
ne restait pas les bras croisés à attendre la réponse.
Il travaille à l’installation de la Commission de suivi et de vérification
des accords de San Andres et attend la réponse du sénat de
la république pour trouver un mécanisme qui permette à
l’initiative de loi sur les droits et la culture indigène d’avancer.
1 octobre.
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Le Centre des droits humains fray Bartolomé de las Casas a demandé
à la Commission interaméricaine des droits humains une charte
visant à protéger les défenseurs des droits humains
qui travaillent au Chiapas. Elle serait très utile vue le harcèlement
qu’ils subissent, lequel fait partie de la logique de ‘nettoyage’ dans
le but de ne pas laisser de témoin des forfaits commis par les autorités.
Le ‘Fray’ a aussi demandé à la Commission de retourner au
Chiapas pour constater l’applications ou non des recommandations qu’elle
avait faites au gouvernement.
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Les bases d’appui de l’EZLN ont inauguré dans l’Aguascalientes de
Roberto Barrios une deuxième école primaire autonome qui
respecte leurs us et coutumes.
2 octobre.
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F. Labastida Ochoa (pré-candidat aux élections présidentielles)
a déclaré que la grève lancée par les étudiants
modérés est maintenant récupérée par
les ‘ultras’ soutenus et armés par l’EPR. ‘L’EPR leur fournit des
armes’ et ils sont prêts à ‘engendrer un conflit d’amplitude
majeure qui pourrait s’étendre à d’autres universités
et influencer les élections présidentielles de l’an 2000’.
Lors de ce forum avec des chefs d’entreprises, il a aussi déclaré
que l’EZLN ‘avait un projet politique plutôt qu’un projet de défense
des groupes indigènes : un projet visant à instaurer dans
tout le Mexique un système communiste tel celui en vigueur en Russie
avant la chute du mur de Berlin’.
4 octobre.
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Le Conseil général de la grève de l’UNAM a nié
recevoir des armes de l’EPR et a déclaré : ‘nos uniques armes
sont les mots et l’organisation’.
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Le maire de Huitlipan (dans le nord du Chiapas) a confirmé qu’un
paysan affilié au PRI est mort et deux autres ont été
gravement blessés lors d’une embuscade tendue par des hommes cagoulés
et armés de gros calibres.
5 octobre.
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Le ministère de la justice de la république (PGR) a inauguré
à San Cristobal un bureau chargé de recevoir et d’étudier
toutes les informations, les dénonciations et les témoignages
concernant les groupes paramilitaires au Chiapas.
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Des projets d’éco-tourisme seront mis en place, par le gouvernement
de l’état et le gouvernement fédéral avec des entreprises
privées, tels que : les grottes de Rancho Nuevo, le centre touristique
des lacs de Tzicao et des espaces autour de Salto de Agua, Laguna Verde...
3oo millions de pesos ont été investis dans la route touristique
qui traverse les états de Quintana Roo, Yucatan et Chiapas. Selon
le général Menchaca Arias, cette ‘route Maya’ est devenue
la ‘route du narco-trafic’.
6 octobre.
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Une manifestation de sympathisants zapatistes s’est dirigée vers
le campement militaire installé sur les rives de l’Eusaba,
à 5 kilomètres de la Réalidad. Les manifestants ont
dit par megaphone :‘Soldats, nous sommes venus vous dire que ces terres
sont les nôtres, elles nourrissent nos enfants, nous les entretenons
et nous les travaillons depuis des années ; c’est pour cela qu’aujourd’hui,
nous exigeons que vous partiez’. ‘Nous sommes des paysans et nous avons
peu de terre, c’est pour cela que nous voulons que vous partiez du peu
que nous avons’. ‘Soldat, toi aussi tu fais partie du peuple exploité’.
D’après le journaliste de La Jornada, les soldats se sont approchés
pour écouter et ont été attentifs.
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Le député fédéral du PRD, Manuel Perez Garcia
a accusé le dirigeant du groupe paramilitaire Paz y justicia, Diego
Vazquez Perez, de bénéficier d’un salaire en tant qu’instituteur,
alors qu’il n’exerce dans aucune école. Il profite de ses relations
pour attaquer et provoquer les sympathisants zapatistes et les militants
du PRD.
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Le gouvernement mexicain n’a pas daigné assister à la séance
de la Commission inter-américaine des droits humains à Washington
où ont été analysées les raisons pour lesquelles
le Mexique n’a pas satisfait aux recommandations de cette commission à
propos du cas d’Aguas Blancas (massacre de paysans par la police), du général
Gallardo et de divers autres.
* Grand concours
Pourquoi Marcos traite-t-il le gouverneur du Chiapas, Roberto Albores
Guillen (surnommé ‘Croquetas’), comme un chien ?
Réponses :
1) Parce qu’Albores est le chien de garde de Zedillo ?
2) Parce qu’il jette des miettes aux petits indiens comme on
lance des croquettes à des chiens ?
3) Autres...
Le gagnant verra sa réponse publiée dans le Ya Basta.
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