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La guerre au Chiapas a eu pour conséquence directe 10. 000 déplacés, parmi lesquels 1300 sont retournés dans leurs communautés d'origine suite aux "accords de réconciliation" promus par le gouvernement de l'état. Ces accords "oublient" toute réparation de préjudice, l'indemnisation des victimes, le désarmement des paramilitaires et le châtiment des coupables d’assassinat et de vol. Ceux-là même qui sont rentrés chez eux ont déclaré : "sans justice, il ne peut y avoir de réconciliation !"
Selon les déplacés eux-mêmes, la décision du retour est surtout due à "toute la souffrance accumulée pendant ces trois ans et demi dans les camps où les conditions de vie sont inhumaines et où la souffrance, le manque d'eau potable et la cohabitation sociale rendent la vie des plus difficiles".
La diminution des aides humanitaires aux déplacés initiée par la Croix Rouge Internationale (jusqu'à 60% dans certains cas), est perçue comme une pression pour inciter au retour dans des conditions pourtant risquées.
La solution au problème déplacement-retour est très liée au processus de dialogue et de négociation entre le gouvernement fédéral et l'EZLN (quelques groupes de candidats au retour mettent en avant ce problème comme une de leurs principales demandes), et l'enjeu : la démilitarisation, le désarmement des groupes paramilitaires, la solution au problème agraire et la libération des prisonniers, entre autres éléments.
Ceci étant, le problème des déplacés pour cause de guerre et de contre- insurrection reste sans réponse. Les expropriations et les assassinats qui ont poussé à l'exil intérieur des milliers de choles et de tzotziles, dans leur grande majorité bases d'appui de l'EZLN, restent impunis.
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