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 3ème Commission civile
internationale dobservation
des droits humains au Chiapas




 
Situation d’impunité générale et difficulté d’accès à la justice

 

 
   
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Dernières nouvelles
de la Commission

jeudi 27 juin
Voilà le rapport définitif en espagnol

mardi 18 juin
Présentation du rapport de la CCIODH à Paris

samedi 15 juin
En attendant la traduction complète du rapport

lundi 27 mai
Pétition pour avaliser les conclusion de la commission

jeudi 16 mai
Présentation de rapport au Parlement Européen

vendredi 1er mars
La CCIODH a rencontré les commandants de l'EZLN

jeudi 28 février
Trois prisonniers zapatistes punis pour avoir rencontré la CCIODH

lundi 25 février
A Altamirano, agression de membres de la CCIODH par de présumés paramilitaires.

vendredi 22 février
Programme de la commission



 
 


La délégation de la CCIODH s'était déjà entretenue le 21 février 1998 avec les représentants des différentes communautés de la Zone Nord de l'état du Chiapas, parmi lesquels se trouvait José Tila López Garcia qui avait marché plus de six heures depuis sa communauté pour remettre aux observateurs les témoignages et les plaintes sur la situation des Droits Humains dans la zone.

A son retour, cette personne et ceux qui l'accompagnaient sur le chemin de Jolnixtié à Emiliano Zapata furent interceptés – d'après les informations fournies par les survivants, dont son propre père - par huit membres puissamment armés du groupe paramilitaire "Desarollo, Paz y Justicia", qui tirèrent à de nombreuses reprises sur le groupe, faisant un mort et plusieurs blessés.

Toujours d'après la version des survivants, les présumés auteurs de cet homicide sont Eulalio López García de la communauté de Panxcuc et sept personnes de la communauté de La Libertad. Une liste de leurs noms fut remise au secrétariat de la CCIODH qui la présenta au Procureur Général de la République. Quatre ans après, et malgré les mandats d'arrêt à leur encontre, les responsables sont non seulement encore en liberté, mais ils continuent de vivre dans la communauté même de Jolnixtié.

Dans de nombreux cas, les indigènes sont soumis à des procès où les accusations ont pour origine les conflits sociaux et font l'objet d'enquêtes ministérielles au cours desquelles les preuves et les témoignages sont mis en évidence, mais qui, généralement, se terminent par une sentence injuste. Au cours des procès en droit pénal, les Droits Humains ne sont jamais respectés, pas plus que la condition d'indigène. On les juge sans qu'ils ne comprennent les accusations portées à leur encontre, ni la mécanique légale, et ils sont condamnés à de longues peines de prison sans avoir eu droit à une défense adéquate.

Certains des prisonniers entrevus ont insisté sur le fait que leurs aveux leur avaient été extorqués sous la torture. La torture est toujours omniprésente au Mexique, comme cela a été indiqué dans le cas de Erica Zamora, dans l'état de Guerrero, ainsi qu'à Marqués de Comillas où la récente opération conjointe de la police et de l’armée qui a eu lieu dans la région s'est déroulée avec un luxe de violence. Les populations se sont plaintes d'avoir été torturées au moment de leur arrestation et ont été conduites pieds et mains liés, les uns sur les autres, dans les camions.

Un des thèmes les plus importants parmi ceux restant à résoudre au Mexique est celui de la justice : l'impunité y est élevée et la justice a peu de crédibilité.

Le gouvernement mexicain a signé plusieurs traités internationaux pour la protection des droits humains, mais ses lois n'ont pas été remises à jour.


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