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Le retard historique dans la distribution des titres agraires, par rapport au reste du pays, a engendré des problèmes tels que les divisions, les affrontements et même des déplacements de populations. En outre, les communautés ont souligné que les procédures mises en place au sein de PROCEDE, pour l’attribution des titres individuels, ne contribuent en rien à garantir la possession des terres, mais qu’au contraire elles entraînent de nouvelles divisions.
Dans le cadre du Plan Puebla Panama, les terres indigènes deviennent la cible des grands intérêts économiques. Les raisons en sont leurs richesses naturelles et leur biodiversité, ainsi que la possibilité d’y trouver une main d'œuvre bon marché. Dans ce contexte, les communautés éprouvent le sentiment de n’avoir aucune protection face au Plan Puebla Panama. Une telle situation entraîne l’inquiétude et un rejet profond de la part des communautés, dans la mesure où elles ne disposent pas de cet instrument de contrôle des ressources et des territoires, des formes juridiques qui leur permettraient d’exercer leur autonomie, que représentait pour eux la loi élaborée par la COCOPA à la suite des accords de San Andrés.
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