|
|
Communiqué du Comité Clandestin Révolutionnaire Indigène- Commandement Général de l'Armée Zapatiste de Libération Nationale, Mexique.
Au peuple du MexiqueFrères: En relation avec la catastrophe provoquée par les pluies de ces jours derniers dans les zones de montagnes et de côtes du Chiapas, l'EZNL fait la déclaration suivante: Premièrement. L'ampleur de la tragédie provoquée par les abondantes pluies dans le sud-est n'est pas seulement due au climat météorologique. L'incapacité du gouvernement pour faire face aux désastres naturels, et la corruption de ceux qui détiennent le pouvoir dans cet état, ont multipliés les effets destructeurs de l'eau. Des constructions de mauvaise qualité (mais payées comme si elles étaient bonnes), l'absence d'un plan de contingence, l'indifférence devant les réclamations des citoyens qui ont demandé de l'aide lorsque les pluies ont commencées, et une classe politique plus préoccupée de son image publicitaire que de gouverner, sont la responsabilité de celui qui dit être à la tête de l'exécutif au Chiapas et de ceux qui l'imposèrent depuis le centre. Deuxièmement. Le gouverneur de l'état du Chiapas, avec la complicité des employés fédéraux, est en train de perpétrer un vol scandaleux de l'aide humanitaire qui est destinée aux sinistrés des inondations, imitant le dictateur du Nicaragua Anastasio Somoza, qui s'est enrichi avec l'aide envoyée aux victimes du tremblement de terre de Managua. MonsieurAlbores Guillén est en train de convertir la douleur et le sang de dizaines de milliers de Chiapanèques en un négoce lucratif à son profit. Troisièmement. L'argent reçut par le gouvernement de l'état du Chiapas pour faire face à l'urgence a été détourné sur les comptes privés de monsieur Albores Guillén et de ses complices. En une manoeuvre compliquée de lavage d'argent humanitaire, monsieur Albores Guillén est en train de voler tout ce qu'il peut maintenant puisque les rumeurs sur son départ grandissent dans les cercles gouvernementaux. Quatrièmement. Selon les informations recueillies par les bases zapatistes habitant diverses municipalités de la côte et de la montagne du Chiapas, l'aide matériel humanitaire qui vient du gouvernement fédéral et d'état n'arrive pas entièrement, et le peu qui arrive est seulement distribué aux militants priistes et à ceux qui promettent leurs votes en faveur du PRI aux prochaines élections d'octobre 1998. Cinquièmement. Contrairement à ce qui précède, l'aide humanitaire que distribuent des organisations non gouvernementales, des églises et groupes religieux, ainsi que les partis politiques Action Nationale (PAN) et de la Révolution Démocratique (PRD), est distribué sans distinction ni préférences politiques. Cependant, ses efforts sont insuffisants pour faire face à la tragédie. Depuis les montagnes du sud-est mexicain Comité Clandestin Révolutionnaire Indigène - Commandement Général de l'Armée Zapatiste de Libération Nationale. Mexique, septembre 1998. ----------------------------------------------------------------------------
|
Armée Zapatiste de Libération Nationale.
A Monsieur Mariano Palacios Alcocer.Monsieur Palacios Alcocer: Le parti politique que vous dites diriger est en train d'arriver au bout, en terre chiapanèque, d'un des crimes les plus indignes de ces temps derniers. Il paraissait difficile d'égaler la lâcheté et la traîtrise dont votre organisation (sous les ordres du gouvernement fédéral) avait fait preuve pour le massacre d'Actéal en décembre 1997, mais en ces jours, votre parti politique au Chiapas, avec Roberto Albores Guillén à sa tête, est en train de faire tout son possible pour y arriver. Comme vous le saurez, sûrement de première main, les dirigeants du PRI chiapanèque et du gouvernement de l'état sont en train de dérober l'aide humanitaire destinée aux sinistrés des zones de montagnes et des côtes du Chiapas, et le peu qu'ils laissent arriver aux populations n'est distribué que s'ils appartiennent au PRI ou s'ils promettent leurs votes pour les prochaines élections locales. La corruption ancestrale du priisme chiapanèque est maintenant un crime de lèse humanité, parce que c'est une chose qu'Albores et sa bande dépensent l'argent de la "dépense sociale" en liqueurs et francachelas, et c'en est une autre très distincte qu'ils s'approprient l'aide humanitaire dans un cas de désastre, ou qu'ils utilisent sa distribution pour acheter des votes. J'espère que, à l'heure ou vous appelez les citoyens à voter pour le PRI, vous le faites avec sincérité et leurs dites que vous avez, au Chiapas, les "décorations" d'Acteal, Unión Progreso et Chavajeval, que maintenant s'ajoute à cela le vol de milliers de millions de pesos en liquide et en aide matérielle pour les victimes des pluies dans la montagne et la côte sud-est, et que pour cela ils sont la "meilleure" option de gouvernement. Cela oui, vous ne leur dites pas que pour gouverner il faut, au moins, de l'honnêteté, la possibilité de ressentir de la honte et de la dignité, et vous ne leur confessez pas non plus que vos dirigeants aux Chiapas ne possèdent aucune de ces trois choses, et que vos uniques spécialités sont l'extorsion, l'assassinat et le vol (avec eux ils ont "gouverné" le Chiapas). C'est tout. Voilà. Salut et ne vous inquiétez pas: il n'y a pas de lessive capable de vous gommer ce sang des mains. Depuis les montagnes du sud-est mexicain. Pour le Comité Clandestin Révolutionnaire Indigène - Commandement général de l'Armée Zapatiste de Libération Nationale.---------------------------------------------------------------------------- |
Armée Zapatiste de Libération Nationale, Mexique.
| A la presse nationale et internationale
Mesdames et Messieurs, Voici la lettre pour le PRI national sur les saletés du PRI chiapanèque et un communiqué sur l'atrocité qui est en train de se commettre dans la montagne et sur la côte sud-est. Sans commentaire. Voilà. Salut et y a t-il un châtiment pour un crime de cette taille? Depuis les montagnes du sud-est mexicain.P.S.: Que continuent les grandes festivités! Maintenant le cadeau est le conte Supmarin qui s'appelle...... Toujours et Jamais contre Parfois Il était une fois deux fois. L'une s'appelait Une fois et l'autre s'appelait Autre fois. Une et Autre fois formaient la famille Parfois, qui vivait et mangeait une fois ou l'autre. Les grands empires dominants étaient Toujours et Jamais qui, comme c'est évident, haïssaient la famille Parfois. Ni Toujours ni Jamais ne toléraient que les Parfois existent. Toujours ne pouvait permettre que Une fois vive dans son royaume parce qu'alors Toujours cessait de l'être parce que s'il y a une fois alors il n'y a pas de toujours. Jamais non plus ne pouvait permettre qu'Autre fois apparaisse d'autres fois en son royaume parce que Jamais ne pouvait vivre avec une fois encore moins si cette fois est Autre fois. Mais Une fois et Autre fois passaient en dérangeant une et autre fois toujours et jamais. Et ce fut ainsi jusqu'à ce que Toujours les laissa en paix pour toujours et Jamais jamais ne revint les déranger. Et Une fois et Autre fois se mirent à jouer une fois ou l'autre . "Tu me fvois?" demandait Une fois et Autre fois répondait: "Alors, tu me fvois?" Et ainsi ils se la coulèrent douce de fois en fois, tu fvois. Et ils furent toujours Une et Autre fois et jamais ne cessèrent d'être Parfois. Si,si. Morale 1: Il est parfois très difficile de distinguer une et autre fois. Morale 2: Il ne faut jamais dire toujours (bon, parfois, si). Morale 3: Les "toujours" et les "jamais" sont imposés par ceux d'en haut, mais en bas apparaissent "les dérangeants" une et autre fois ce qui, parfois, est une autre manière de dire "les différents" ou parfois, "les rebelles". Morale 4: Je ne récrirai jamais un conte comme celui-ci et je fais toujours ce que je dis (bon, parfois non). Voilà encore. Salut et, parfois, le toujours et le jamais naissent en bas (du ventre, par exemple) Le Sup bataillant une nouvelle fois avec les boutons de la chemise
(vivent les maillots!). (de maillent, bien entendu, les seuls qui m'aillent
et qui pour moi ont la côtte).
|
Traduction C.G. et H.