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table n° 2
 

PROPOSITIONS DE LA TABLE 2



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– Réduction systématique de la journée de travail.
– Salaire garanti pour les chômeurs et les sous-employés.
– Respect des droits individuels au logement, à l'alimentation, à la santé et à l'éducation.
– Accès démocratique à tous les moyens de communication.
– Droit d'occuper les terres, les bâtiments et les équipements productifs abandonnés.
– Réduction des dépenses militaires.
– Reconnaissance du caractère universel des revendications fondamentales du peuple mexicain mises en avant par les zapatistes.
– Développement des liens entre les différents types de luttes qui, à l'inverse de l'atomisation croissante produite par le néolibéralisme, créent des formes communautaires d'organisation et de communication.
– Autodétermination dans l'utilisation et la gestion des ressources naturelles.
– Construction de réseaux internationaux d'insubordination et de révolte.
– Promotion de la consommation d'aliments sains, ce qui contraindra à diminuer le recours aux pesticides.
– Lancement de campagnes contre l'usage et le rejet de produits et de déchets toxiques.
– Consolidation de larges fronts nationaux et internationaux de débiteurs et reconnaissance de leurs organisations.
– Élimination de la dette du tiers-monde.
– Contrôle de la qualité des objets que nous imaginons et produisons.
– Mise en place d'assemblées et de conseils ouvriers et paysans pour que ceux-ci se constituent en instance alternative au contrôle étatique de la production et pour la protection des ressources naturelles.
– Mise en place d'autonomies locales en tant que contrepoids au pouvoir d'Etat.
– Construction d'une alternative économique à partir de la réappropriation de principes fondamentaux comme la dignité, la solidarité, l'autogestion, la diversité et la coopération, tous centrés sur les besoins humains intégraux.
– Constitution de réseaux de communication qui servent de soutien et de moyen d'échange entre les différentes luttes de résistance.
– Redéfinition des rapports villes-campagnes et définition d'une relation directe entre producteurs et consommateurs ; responsabilisation de ces derniers sur la qualité des produits qu'ils consomment.
– Boycotts internationaux des produits nocifs et des entreprises qui financent la production d'armes.
– Mise en place de réseaux commerciaux qui favorisent le développement de l'économie locale et son intégration à la communauté.
– Déclaration mondiale contre le néolibéralisme, diffusion des luttes locales et célébration d'une journée d'action directe contre le néolibéralisme.
– Formation d'une organisation internationale des travailleurs.
– Grève de la société civile en rejet de la politique néolibérale.
– Mise en place d'un impôt sur les opérations financières spéculatives, dont les rentrées seraient destinées à des projets de lutte contre la pauvreté.
– Campagne internationale de défense du droit au travail, en tant que droit humain fondamental.
– Création d'une coordination internationale pour l'identification des intérêts communs et des revendications spécifiques.
– Jonction des forces des salariés et des sans emploi.
– Création de réseaux internationaux de chômeurs.
– Construction de réseaux de travailleurs et de consommateurs pour défendre leurs intérêts communs.
– Déclaration contre la militarisation, la production et le commerce des armes. Campagne pour le démantèlement des industries d'armement.
– Réorientation des dépenses militaires vers les dépenses sociales.
– Expropriation des responsables convaincus de corruption ou de pillage des ressources publiques.
– Campagne pour le renforcement de la capacité productive des groupes exclus.
– Soutien des groupes indigènes, pour qu'ils puissent continuer à produire dans leurs propres régions, assurés d'une qualité de vie digne et du respect de leurs traditions et de leur culture.
– Lancement de programmes alternatifs de développement rural.
– Refuser les programmes d'ajustement structurel et l'évaluation macro-économique, qui déforme la mesure du progrès de nos pays.
– Établissement de règles économiques susceptibles de garantir un juste prix aux matières premières.
– Disparition de l'Organisation mondiale du commerce.
– Faire en sorte que le progrès aille de pair avec la création d'emploi, la protection de l'environnement et la satisfaction des 16 revendications de l'EZLN.
– Faire pression sur nos gouvernements respectifs pour qu'ils augmentent les dépenses sociales et pour empêcher la privatisation des services publics.

RÉSOLUTION SPÉCIALE ADOPTÉE PAR LA TABLE "ÉCONOMIE"

Nous, les participants à la table 2, soit près de 400 personnes de 25 nationalités, nous nous prononçons :
– Pour l'arrêt de toute violence militaire et paramilitaire dans la zone nord du Chiapas, qui a provoqué des destructions de maisons et de terres, des viols de femmes, des morts et le déplacement de plus de 7 000 indigènes de leurs communautés d'origine, principalement à Tila, Sabanilla et Salto del Agua. Cette situation est un obstacle à une paix juste et digne.
– Pour la dissolution des groupes paramilitaires fortement armés (gardes blanches), tels que "Paz y justicia" et les "Chinchulines", qui mènent une guerre de basse intensité pour le compte du gouvernement, du PRI et de l'armée fédérale.
– Pour que la paix juste et digne arrive jusqu'aux plus humbles, qui ont souffert dans leur chair des conséquences physiques et morales de la présence permanente de l'armée, connaissant la mort faute d'approvisionnement alimentaire et d'un développement normal.
– Pour une information véridique et rapide au niveau national et international, sur tout évènement qui se produirait dans cette région et pour que soit garantie la possibilité pour les groupes de défense des droits de l'homme d'oberver sur place, de façon à pouvoir vérifier et nourrir toute information.
Nous condamnons également les actions quotidiennes entreprises contre les habitants des communautés de Palenque, en particulier celle de Roberto Barrios :
– La présence d'hommes étrangers interdit l'accès des femmes à la rivière où elles se baignent, lavent leur linge et leur nixtamal (la farine de maïs, qui, après traitement à la chaux, est lavée à grande eau NdT)..
– Ces hommes envahissent la communauté sous prétexte d'effectuer des achats, mais ils s'en vont sans rien acheter. Leur irruption dans les boutiques de cigarettes et de boisssons fraîches effrayent les gens et les enfants.
– La présence de l'Armée fédérale dans les champs de maïs répand la peur dans la population, ce qui l'empêche d'effectuer la récolte, engendrant ainsi une rupture dans l'approvisionnement de la communauté.
– Les soldats profitent de l'absence des habitants pour voler des fruits.
– L'introduction de prostituées et d'alcool dans les campements militaires situés tout près des villages donne un mauvais exemple aux indigènes et participe d'une dégradation morale.
– Les hélicoptères ou de petits avions ne se contentent pas de vols d'intimidation, ils atterrissent dans les champs de maïs provoquant de gros dégâts
– La rivière, qui est la principale source d'eau de la zone, est polluée par les soldats, qui y rejettent détergents, urine, défécations et autres substances.