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table n° 5
 

D . Résistance et solidarité. Du local au global

Coutumes communautaires, autonomie, libération nationale, union des peuples et réseaux des luttes dans le monde.


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À cette table ont participé 80 délégués, venus du Japon, de Bulgarie, d'Allemagne, des États-Unis, d'Espagne, de France, d'Italie, du Potugal, du Brésil, d'Australie, d'Argentine, d'Uruguay, du Chili, d'Équateur et du Mexique. Le travail s'est fait en présence des commandants de l'EZLN Fernando, Paciano et Alfredo. Malgré les vols rasant des avions de l'armée fédérale, et malgré une pluie incessante, la table s'est déroulée dans l'enthousiasme et la participation de tous.

RÉSISTANCE ET SOLIDARITÉ
L'ensemble des interventions a montré la grande diversité des formes de lutte et de résistance dans le monde, depuis la forêt de Sherwood jusqu'aux îles du Pacifique.
Les délégations européennes ont décrit leurs luttes comme des résistances "autonomes et non pas inscrites dans la gauche dogmatique" ; dans ce que l'on appelle le Premier Monde, l'expérience du quotidien n'échappe pas aux contraintes du système, mais nous cherchons – ont-ils dit – à ne pas reproduire celles-ci dans notre vie. Le groupe allemand considère que la lutte contre les armes et les centrales nucléaires est une "lutte contre le système" qui a réuni l'ensemble de la population. La lutte contre le patriarcat et le sexisme – dont on sait qu'ils ne disparaîtront pas avec le capitalisme – est une partie fondamentale de la lutte pour la libération. Il faut y ajouter la lutte contre le racisme et contre les lois répressives envers les réfugiés et les immigrés, et le rejet de la montée néofasciste en Europe et aux États-Unis.
Dans les villes des pays développés aussi, l'ennemi est le néolibéralisme ; les formes de résistance peuvent être le boycott ou l'opposition à des organismes gouvernementaux. On a signalé que la résistance pacifique était efficace, car elle peut s'étendre à tous les domaines : l'art, la musique, la presse. On a rapporté l'expérience new-yorkaise de construction d'organisations multiculturelles incluant des gens de beaucoup de pays. Aux États-Unis, le mouvement zapatiste influence les mouvements et les organisations radicales qui, rompant les barrières racistes, construisent diverses coalitions amples et fortes.
En Océanie, la résistance s'étend sous de nombreuses formes : défense du niveau des revenus, conditions de travail, services sociaux. Il y a eu des manifestations massives contre la guerre du Golfe et contre l'exploitation des mines et des forêts. Les nouvelles classes de travailleurs industriels ont appris à utiliser la grève. Il y a aussi eu des luttes illégales et clandestines dans plusieurs îles du Pacifique. Elles sont menées en général par des femmes, des jeunes, des indigènes ou des paysans. La délégation japonaise nous a informé sur la résistance des immigrés latino-américains et sur la solidarité avec les luttes de libération nationale du continent américain.
Bien qu'il n'y ait pas eu de délégué africain, on a évoqué les mouvements de libération au Maroc et en Mauritanie, la lutte des femmes en Algérie, les mouvements sociaux au Mali, les guerres au Libéria, la résistance au génocide au Rwanda et les luttes contre la faim et le sida, qui tuent des millions d'hommes. Le délégué sicilien, qui connait bien ce continent a déclaré : "Comme tous les zapatistes, nous sommes aussi noirs".
En ce qui concerne le continent américain, on a rappelé les mouvements indigènes de cette fin de siècle. On a mentionné qu'au Brésil, plus de cent peuples indigènes se sont organisés en coalitions nationales et régionales pour lutter "contre la tutelle totale du gouvernement sur leur vie". La lutte pour la possession et la garantie des terres est devenue prioritaire, en particulier face aux entreprises qui veulent exploiter les ressources naturelles. Un camarade d'Équateur a raconté une lutte pionnière de son pays : deux peuples indiens ont porté plainte contre une transnationale pour destruction de leur culture et du milieu ambiant ; l'organisation nationale indigène Conaie a fait gravir un échelon au mouvement des opprimés de ce pays.
Pour le Mexique, outre le zapatisme, on a mentionné les luttes pour leurs droits collectifs de peuples yaquis, konkak et o'odham de Sonora, et des peuples ñhañhu, mixtèques et nahuas de Guerrero. Des Purépechas et des Nahoa-Porhé ont aussi raconté leurs causes et leurs mouvements pour la terre et l'autonomie.
Un participant mexicain a demandé que cesse le silence complice des violences quotidiennes que le néolibéralisme tolère, voire favorise. Ceci concerne d'abord la femme, le respect de son corps, l'analyse des causes des violences contre elles. Un autre participant, membre d'un comité civil, a insisté sur le fait que la lutte démocratique devait d'abord respecter les différences de "l'autre" : "Il faut faire attention que l'idéologie ne nous fasse pas considérer comme normal des actes brutaux et inhumains".
Un Italien a dit, à propos du pouvoir : "Pourquoi les révolutions commencent-elles toujours par une révolte contre le pouvoir en place et finissent-elles toujours par établir un autre pouvoir despotique ? Pourquoi le contre-pouvoir finit-il toujours par reconstruire le pouvoir ?" Il demanda que l'on ne réveille pas les vieilles idéologies et les formes d'organisation dépassées. Face à cette question, notons la recherche intéressante du camarade équatorien "d'une éthique de la résistance". Il ne suffit pas – dit-il – d'être contre ; il faut une authenticité dans les moyens et les méthodes de travail qui interdise les luttes "fonctionnelles". Il a appelé à résister sous l'infinité de façon que l'imagination peut créer et rappelé que "avancer, c'est résister, et résister, c'est être fou" (on pourrait demander son avis à Don Durito de La Lacandona).

DU LOCAL AU GLOBAL ET DU GLOBAL AU LOCAL
Tout au long de la discussion, on a donné des exemples montrant comment les politiques cherchant la globalisation de l'économie et du marché ont des effets similaires dans le monde entier. Dans bien des cas, ces politiques ont détruit la vie et les valeurs des peuples, particulièrement des communautés indigènes. On a noté que les politiques d'exclusion et la pauvreté ont causé des émigrations massives qui, traversant les océans, touchent les cinq continents. Dans ce "nouveau" système, existe encore l'esclavagisme, comme l'a montré le cas de 500 Canaques vendus par des Français à des éleveurs de bétail du Chiapas (tous sont morts, tâchant de sang canaque la terre du Chiapas).
Les participants ont non seulement analysé l'impact local du néolibéralisme, mais aussi exposé les contradictions inhérentes à ce système. Une voix a affirmé que le processus de libération des peuples et des individus résulte de la crise même de l'économie globale. Un autre camarade a fait remarquer qu'il s'agit non seulement d'une politique économique, mais aussi "d'une forme de rationalité", et que celle-ci engendre d'autres rationalités qui lui résistent. C'est, dit un autre "la suppression de toute parole non mensongère", et c'est pourquoi il faut répondre par la parole non mensongère. Une camarade expliqua que le système était fragile et se brisait quand il se heurtait à des êtres dignes, conséquents dans leurs actes, leur façon de penser et de sentir. Même si l'on reconnaissait une grande disproportion entre les forces et les pouvoirs du néolibéralisme et les peuples lui résistant, on a considéré que nous étions "la contradiction perpétuelle du libéralisme dans la lutte pour la terre et les salaires justes, la lutte pour nos communautés, contre la guerre et le néocolonialisme et en faveur de la sauvegarde écologique".
Plusieurs Indiens ont dit que leur expérience d'autonomie avait "quelque peu chatouillé le système" : "La recherche de la liberté par la parole fait mal au gouvernement, compromet son projet de peur, de séparation, d'imposition et de misère. Les cultures indigènes ont une racine profonde, un tronc commun et plusieurs branches qui ne demandent qu'à fleurir". Les luttes indigènes montrent plusieurs façons de résister, et surtout de chercher des alternatives de vie répondant à une rationalité essentiellement distincte du néolibéralisme.
D'autre part, on proposa de profiter des nouvelles technologies pour construire des espaces de solidarité internationale autres que ceux du néolibéralisme. Il est nécessaire, dit un camarade, "de refonder ce qui n'a pas existé : que les hommes et les femmes luttent contre le pouvoir ; ouvrir les frontières, expliquer la politique, en discuter... créer un réseau d'organisations libres et indépendantes, ni national, ni local, mais ouvert au monde". Il est nécessaire, dit en résumé un autre participant, "de repenser la relation entre global et local du point de vue de la libération."

COUTUMES COMMUNAUTAIRES
La réflexion sur le lien entre les coutumes communautaires et l'alternative globale s'est située dans le cadre d'une conception de la culture comme "marque de l'intelligence humaine sur la nature". Un participant mexicain a présenté "un cadre plus vaste, qui tente d'analyser les implications profondes des conceptions fondamentales de la culture indigène sur un processus de développement intégral soutenu". Les cultures indigènes offrent des réponses autres pour la vie économique, par exemple l'autosuffisance alimentaire et les "chaînes de vie" : des fonds en espèce "destinés à payer la valeur des marchandises au prix du moment où le paiement s'effectue, ce qui compense l'inflation - aucun intérêt n'étant ajouté". En ce qui concerne la politique, le modèle occidental de confrontations violentes s'oppose au modèle indigène et oriental, qui profite de la conjoncture et des forces de l'ennemi. Nous ne devons donc pas "sauver le monde indigène, mais de nous laisser sauver par la sagesse indigène".

AUTONOMIE
Le thème de l'autonomie était présent dans beaucoup d'interventions, et constituait le thème central de plusieurs exposés. Une conclusion essentielle a été que la lutte pour l'autonomie doit être étroitement liée à la lutte pour la démocratie. En même temps, l'autonomie est à la base de la résistance.
Les participants mexicains ont expliqué que la discussion sur l'autonomie au Mexique a une longue histoire. Quelques accords ont été obtenus lors du Forum culture et démocratie indigène – convoqué par l'EZLN en janvier 1996 –, lorsque fut instauré le Forum national indigène permanent, ainsi que d'autres forums et organisations. En général, on comprend par "autonomie" la recherche d'un gouvernement propre pour planifier librement une stratégie de développement intégral. On souhaite une forme de gouvernement qui permette aux communautés de décider de leur destin, d'appliquer leurs propres lois. La lutte pour l'autonomie cherche à établir des relations justes entre les peuples. Certains ont proposé, par exemple, d'établir des régions autonomes qui pourraient être pluri-ethniques. On a précisé que cette conception de l'autonomie n'est pas du tout séparatiste, mais propose une vie commune, respectueuse de la diversité qui existe au Mexique. La lutte pour l'autonomie est donc bien une lutte pour la démocratie.
Dans un exposé sur l'autonomie a été abordée la différence entre le concept de terre, comme unité de production, et de territoire, comme espace où chaque peuple développe ses formes de vie et de culture. Aucun pouvoir – affirma le conférencier – ne doit l'empêcher ; eu outre, les principaux bénéficiaires des ressources d'un territoire devraient être ceux qui y habitent et travaillent sa terre.
Dans une autre intervention, on a montré que la réforme de l'article 27 de la Constitution mexicaine, faite par le président Salinas en 1992, a causé des torts aux peuples indiens en revenant sur les conquêtes zapatistes de la Révolution de 1910 et en convertissant la terre en bien commercial. C'est pour cela que la lutte pour la terre continue au Mexique. À propos des luttes des peuples indiens pour l'autonomie et les accords du Dialogue pour le droit indigène, signés en février 1996 par l'EZLN et le gouvernement fédéral, on nous informa que, jusqu'à présent, il n'y avait pas de résultat. Bien que l'on soit arrivé, dans ce document, à faire accepter par le gouvernement de proposer un cadre constitutionnel pour l'autonomie, rien ne s'est fait depuis. En outre l'accord final ne parle ni de terres, ni de territoire et "un indigène sans terre meurt". D'ailleurs ni la Constitution, ni les lois conséquentes à l'Accord 169 de l'Organisation internationale du travail, signé par le Mexique, n'ont été réactualisées.
La discussion sur l'autonomie continue, car elle est liée à la conformation de la nation, et parce qu'il est nécessaire de sauver ce que nous avons en commun. Ceci ne se limite pas aux peuples indiens. La délégation mexicaine a souligné que, dans cette Rencontre, elle cherchait à avoir des échanges d'idées sur ce thème avec des participants d'autres pays.
Plusieurs participants d'autres pays se sont justement exprimés sur l'autonomie. L'un d'eux a dénoncé la destruction de l'autonomie communautaire et la propriété communale de la terre en Océanie. Pour le groupe allemand, être autonome signifie "pouvoir discuter et travailler avec auto-détermination, et se voir les uns les autres comme des individus travaillant dans une structure collective". Il a souligné que sa lutte contre le pouvoir gouvernemental était elle aussi une lutte pour l'autonomie. De fait, les luttes du monde entier renforcent l'autonomie des groupes marginalisés, opprimés et exclus.
Néanmoins, certains participants ont exprimé leurs réserves en ce qui concerne la lutte pour l'autonomie. Par exemple, un camarade français a expliqué que, dans la colonie française de Nouvelle-Calédonie, les deux régions "autonomes" sont beaucoup plus pauvres que la région centrale. Les jeunes émigrent dans cette région pour trouver du travail, ce qui crée une espèce d'apartheid. On a avancé qu'une autonomie gardant un caractère local, n'établissant pas de lien avec le changement global, courrait le risque d'une situation analogue à celle rencontrée aujourd'hui en Afrique. Un participant a demandé "si l'on voulait vivre dans des réserves, des ghettos". On lui a répondu que l'autonomie recherchée au Mexique n'était pas une relation sectaire et d'exclusion. Elle touche aux aspects politiques, sociaux et culturels. La synthèse est difficile, mais importante.
D'autres ont ajouté que l'autonomie dépend, plus que de l'organisatioon interne, de la structure de l'État où elle se trouve. Un changement structurel et une nouvelle organisation politique sont donc nécessaires. On a fait référence à certains cas en Espagne, et rappelé que l'autonomie ne résolvait pas le problème social. Enfin, on a rappelé que "les États eux-mêmes n'ont pas toute leur autonomie : ils sont tenus par les décisions d'organes supranationaux.".
Une conférence plénière a expliqué que l'étude des municipalités libres de l'ancien Mexique est importante pour fonder la lutte actuelle pour l'autonomie, car elle considère l'histoire des droits collectifs, y compris le droit à la propriété communautaire, jusqu'au XIXe siécle. Si l'on a conclu que l'autonomie des municipalités avait encore un sens aujourd'hui, on s'est demandé quelles devaient être les relations entre celles-ci et les communautés indigènes : les communautés cherchent aussi leur autonomie à l'intérieur même des municipalités. L'essentiel est la démocratie : le pouvoir ne doit être centralisé à aucun niveau.
Un participant a demandé que la délégation de l'EZLN présente ses expériences. Le commandant Fernando a expliqué que les demandes de l'EZLN sont nationales et internationales, et c'est ce qui a provoqué l'insurrection : la pauvreté se trouve dans tous les peuples. On nous refuse le droit de nous manifester, et on nous réprime. Quand nous avons compris, les gens ont pris les armes, et alors on s'est intéressé à nous. Il a ajouté : "Pour être autonome, il faut beaucoup de travail, comme celui que vous avez fait ici."

UNION DES PEUPLES DU MONDE ET RÉSEAU DE LUTTES
Les expériences de lutte et de résistance dans toutes les parties du monde, qui ont été décrites ici, nous ont fait penser que le néolibéralisme est le motif commun de la lutte des divers peuples. Néanmoins, contre le système global, il ne suffit pas que beaucoup de peuples mènent des luttes isolées. Même si, globalement, ont émergé le mouvement écologique, la lutte pour les droits de l'homme ou le mouvement anti-nucléaire, il y a une tendance marquée aux luttes régionales. Ces mouvements n'ont pas pu construire un projet alternatif, et le processus a été freiné par l'État et le capital. Nous avons donc conclu qu'il était nécessaire de travailler avec des bases plus grandes et d'amplifier le mouvement par des alliances. Plusieurs participants ont soutenu la création d'une alliance des indigènes, des paysans, des habitants des villes et, de façon générale, des peuples ayant une certaine réalité historique ; cette alliance permettrait aux peuples isolés de trouver une solidarité face aux gouvernements. Un camarade du Brésil a ajouté : "Les stratégies doivent prendre en compte les diverses identités, car chaque peuple développe ses formes de luttes selon son histoire et son mode de vie". On a rappelé que l'EZLN montre le chemin en cherchant des alliances avec un grand nombre d'identités, comme le montrent parfaitement les Aguascalientes.
En ce qui concerne la proposition de "sauver les différences et produire de nouvelles formes d'organisation et de vie collective", on a fait beaucoup de suggestions visant à établir des liens de solidarité et de résistance dans un réseau, qui devra être horizontal, sans hiérarchie ni frontière. Néanmoins, on a souligné qu'il fallait être prudent dans les alliances entre ceux qui veulent le changement et ceux qui ne le veulent pas. On a rappelé que la résistance implique que l'on se remette soi-même en question pour savoir si l'on reproduit les formes du pouvoir. Nous avons demandé d'appuyer la résistance des communautés indigènes, des paysans, des ouvriers et des groupes marginalisés, dans les luttes revendicatives. Spécifiquement, nous avons appelé à appuyer :
- la marche indigène et paysanne, partie le 29 juillet de Oaxaca, et dont la demande principale est le départ de l'armée fédérale du Chiapas, de Guerrero et d'autres États militarisés ;
- la lutte paysanne des frères de Rancho Nuevo, Guerrero ;
- le jugement des Quichuas et des Cofanes, qui luttent contre l'entreprise Texaco, aux États-Unis ;
- le rejet par une déclaration conjointe de la loi Helms-Burton ;
- la négociation à l'ONU de la Déclaration des droits des peuples indigènes, afin d'arriver à une reconnaissance véritable du droit à l'autodétermination :
- des campagnes contre les violences sexuelles ;
- les caravanes vers le Chiapas et vers les communautés indigènes du Centre et du Nord ; le libre transit à travers le Mexique des caravanes vers d'autres pays ;
- la demande faite au gouvernement mexicain, pour que les douanes de Veracruz laissent entrer l'imprimerie offerte au journal de Amado Avendaño, actuellement retenue dans ce port ;
- la lutte des peuples O'oham pour la révision du Traité de Guadalupe Hidalgo, signé en 1848 par les États-Unis et le Mexique, qui a découpé le territoire du Mexique et créé des problèmes internes.
Finalement, nous demandons à l'EZLN la permission d'utiliser les symboles de l'étoile rouge à cinq pointes, du passe-montagne et du foulard comme source d'inspiration pour les luttes de résistance dans d'autres lieux. On a aussi invité l'EZLN à venir présenter sa lutte dans d'autres pays.
Pour nous, cette Rencontre sera toujours celle de l'Internationale de l'espoir. Nous ferons connaître ses conclusions.