Rapport final de la Commission civile internationale
 d'observation des droits humains 
 
Sommaire du rapport.

7 ème partie

 
 

Table des matières de la 7 ème partie

VI . DENONCIATIONS DES DROITS DE LA PERSONNE 

VII . ANNEXES 

A. COMMUNIQUES DE PRESSE 

Communiqué de presse n°1, 13.2.98 118
Communiqué de presse n°1, 13.2.98 118
Communiqué de presse n°2, 17.2.98 118
Communiqué de presse n°3, 19.2.98 119
Communiqué de presse n°4, 19.2.98 121
Communiqué de presse n°5, 19.2.98 121
Communiqué de presse n°6, 20.2.98 122
Communiqué de presse n°7, 22.2.98 123
Communiqué de presse n°8, 24.2.98 124
Communiqué de presse n°9, 28.2.98 124
Communiqué de presse n°10, 25.3.98 126


B. SIGNATURES DES PERSONNES ET ORGANISATIONS QUI ONT SOUTENU LA COMMISSION 127
C. LISTE DES PERSONNES QUI ONT PARTICIPE A LA COMMISSION 131
D. DOCUMENTATION REMISES A LA COMMISSION 135
E. INDICE DES SIGLES 136
F. CHRONOLOGIE DU PROCESSUS DE DIALOGUE 138

 
Partie 1                  1. VISITE A LA ZONE DES ALTOS

Partie 2                  2. VISITES AU AGUASCALIENTES

Partie 3                3. VISITES A LA ZONE NORD

Partie 4                 II. LE SOUS -COMMANDANT MARCOS REPOND AUX
                    QUESTIONS DE LA SOCIETE CIVILE. 50 
                             III. ENTRETIENS A CARACTERE INSTITUTIONNEL 57 

Partie 5                  III. ENTRETIENS A CARACTERE INSTITUTIONNEL (suite)

Partie 6                 IV. RAPPORT SUR LA SOCIETE CIVILE
 
 


  

VI. DENONCIATIONS DE VIOLATIONS DES DROITS DE LA PERSONNE

remises à la Commission Ccivile internationale d'observation des droits de la personne, du 15 au 28
février 1998.
 
 

  1. Communauté d'Agua Blanca. Municipe autonome de Trabajo. Palenque, le 25 février 1998.

  2.  

     
     
     

    Dénonciation de l'irruption d'une vingtaine de membres de la Sécurité publique le 24 février, accompagnés d du cacique Nicolas Cruz Díaz, au cours de laquelle on rapporte que les maisons de la communauté ont été pillées, tandis que les habitants étaient obligés de se réfugier dans la communauté de Nueva Mérida. Les habitants dénoncent l'impossibilité de se procurer des vivres, car ils ne peuvent pas accéder à leur terre, ni retourner chez eux par peur de nouvelles agressions des paramilitaires et/ou de la Sécurité publique.

  3. Diocèse de San Cristóbal de Las Casas. 26 février 1998.
Dénonciation de la détention et probable déportation du prêtre catholique français Michel Henri Jean Chanteau Desillières, curé de San Pedro de Chenalhó depuis 32 ans. Le diocèse redoute que la campagne contre les étrangers (orchestrée par les médias, le gouvernement fédéral et le gouvernement du Chiapas) ne se concentre sur les membres du diocèse de San Cristóbal de Las Casas qui n'ont pas la nationalité mexicaine. Il dénonce l'impunité de fonctionnaires et de membres de groupes paramilitaires responsables du massacre et d'autres crimes commis dans le Chiapas.
 

3. Centre de droits de la personne Fray Bartolomé de Las Casas. 26 février 1998.

Dénonciation de la détention du père Chanteau.

  1. Sabanilla. Colonie El Paraíso, 11 déc. 1997.

  2.  

     
     
     

    Récit des personnes déplacées qui demandent leur retour d'urgence.

  3. Sabanilla. Nouveau village de San Marcos, précédemment municipalité de Sabanilla, le 22 sept. 1997.

  4.  

     
     
     

    Les plaignants exigent que le gouverneur constitutionnel de l'Etat du Chiapas réponde aux demandes des déplacés, demandent la libération de 12 prisonniers politiques, l'indemnisation des pertes matérielles, leur retour en toute sécurité, l'annulation des ordres d'arrestation, le droit à la libre circulation, le respect des parcelles, la neutralisation de la violence du groupe Paix et Justice, la réinstallation de l'électricité, de l'eau potable et des latrines, la remise des tôlesondulées (láminas) et l'intégration au programme Procampo.

  5. San Pedro Chenalhó. Commission d'approvisionnement et représentants des déplacés, 28 janv. 98.

  6.  

     
     
     

    Dénonciation de la situation actuelle des déplacés dans la région.

  7. Commune d'Oxchuc. 10 janv. 98.

  8.  

     

    Dénonciation des irrégularités dans les élections municipales de 1995, lors desquelles il est rapporté que des membres du PRI ont imposé de manière frauduleuse un candidat de leur parti comme président municipal, moyennant le détournement de fonds publics, des agressions et l'incarcération de tous les opposants. Dénonciation de la détention à son domicile du Premier régisseur du village.

  9. Municipe de Simojovel, 13 février 98.

  10.  

     
     
     

    Dénonciation de l'assassinat d'un membre de la communauté de San Francisco Las Pilas. Dénonciation du manque de liberté de circulation du fait de la présence de barrages de la police fédérale et locale, de militaires fédéraux et de membres de Sécurité publique dans diverses communautés. Dénonciation des violations des droits de la personne de 1993 à 1998.

  11. Commune d'Oxchuc. 21 février 98. Bulletin d'information.

  12.  

     
     
     

    Dénonciation du déplacement violent par la Sécurité publique, d'abus de pouvoir et corruption du Conseil municipal. Demande de la constitution d'un conseil municipal pluraliste de la part du gouvernement local.

  13. San Pedro Chenalhó. 13 janv 98.

  14.  

     
     
     

    Dénonciation des faits survenus le 22 décembre 1997 à Acteal, où 45 personnes ont été tuées lors d'une attaque de groupes priistes paramilaires, de Paz y Justicia.
     
     

  15. Sabanilla.

  16.  

     
     
     

    Enumération des communautés sinistrées lors du conflit, qui ont perdu leurs animaux et biens patrimoniaux. Colonie Paraíso, récit des déplacés et liste des biens perdus.

  17. Polhó, municipe de Chenalhó, 18 février 98.

  18.  

     
     
     

    Dénonciation de la situation de disette pour les 10.433 déplacés accueillis par le municipe, et la militarisation qui les pousse à abandonner leur lutte.

  19. Commune de Las Tacitas, 16 février 98.
Dénonciation des conséquences de la présence de l'armée fédérale mexicaine dans la région, y compris des menaces proférées par un soldat à un membre de la communauté, l'irruption de deux camions militaires menaçant de tirer, survols d'hélicoptères et bombardiers militaires, déboisement sur les terrains du village et mort d'animaux. Demande que l'armée sorte des communautés.

14. Communauté de San Miguel Chiptic, Nueva Esperanza, Puebla Vieja, El Nance, Nueva Puebla, Communauté 10 Avril, Gabino Barrera, Lucio Cabaña, Communauté 10 Mai, Morelia, San Pedro Guerrero. 28 janv. 98. Dénonciation des agressions contre les communautés zapatistes de la part du gouvernement fédéral, pendant les premiers jours de l'année. Les témoignages, préparés par les femmes qui se sont opposées aux soldats, sont parvenus à la Commission par l'intermédiaire des volontaires de Global Exchange.

15. Organisation des Abeilles de Chenalho. 18 février 98.

L'organisation de la société civile les Abeilles dénonce le massacre d'Acteal et exige un procès politique, le désarmement des groupes militaires et des dédommagements.
 

16. Société civile. 24 février 98.

Dénonciation des violations de droits de la personne par 30 personnes affectées par l'expropriation réalisée par le gouvernement mexicain, en 1980, sur les terres de Cañón del Sumidero. Dénonciation du fait qu'ils n'ont pas reçu d'indemnisation ou l'ont reçue sur la base d'un prix sous-évalué, ce qui les empêche de reprendre leurs activités agricoles. Dénonciation du détournement de la Loi fédérale d'Expropriation. Une liste de personnes affectées est ajoutée à la dénonciation.

17. Altos du Chiapas. 18 février 98.

Rapport des Autorités indiennes sur la militarisation et la violation des droits de la personnes dans les villages indiens des Altos du Chiapas. Dénonciation de la destruction de la richesse naturelle des communautés, de la pollution des ruisseaux et des sources, du développement de la prostitution et de l'usage de stupéfiants, du vol de biens et de la mise à feu d'habitations, d'assassinats de dirigeants indiens et de l'impossibilité d'ensemencer la terre, de chercher du bois de cuisine du fait des incursions militaires dans la région.
 

18. Centrale indépendante des ouvriers agricoles et paysans, Organisation indépendante et Comité régional de Comitán. 21 février 98.

Dénonciation des manœuvres gouvernementales qui ont provoqué la division de l'organisation en 1997; dénonciation des patrouilles militaires et crainte de nouveaux affrontements entre paysans, paramilitaires et la Sécurité publique.
 

19. Union des femmes artisanes expulsées de Chamula. 22 février 98.

Dénonciation de la militarisation et de la division sociale provoquées par le gouvernement mexicain dans les communautés. Dénonciation de membres ou sympathisants du PRI qui ont menacé et agressé deux reponsables de la coopérative, lesquelles ont été battues les 31 janvier 1997 et 5 février 1997.
 

20. Ejido Avellanal, municipe d'Ocosingo. 18 février 98.

Dénonciation de l'occupation des enclos par les soldats, qui interdisent l'accès à ces terres, lavent leurs voitures dans les ruisseaux et y jettent des préservatifs, des boîtes de conserve et de l'huile pour moteur, au détriment de la population. Dénonciation des missions aériennes d'intimidation et de la présence de 45 soldats dans la communauté du 14 au 16 février 98.
 

21. Municipe de Polhó. 18 février 98.

Dénonciation du fait que l'armée fédérale offre sa protection aux groupes paramilitaires et pousse à la consommation d'alcool, à la prostitution et la culture de marijuana. Dénonciation des attaques de groupes paramilitaires contre la population déplacée.
 

22. Nouveau centre de population 10 Avril. 10 janvier 98.

Dénonciation de la perte de 40 têtes de bétail et de 37 chevaux à cause de l'entrée de l'armée dans la communauté de Nueva Esperanza.
 

23. Nouveau centre de population 10 Avril. Municipe de Altamirano. 10 janvier 98.

Dénonciation auprès du président municipal constitutionnel d'Altamirano, du fait que, à son arrivée dans la communauté, le 4 janvier 1998, l'armée s'est emparée de 103.500 pesos appartenant à la communauté et destinés au financement d'un projet.

24. Moíses Gandhi, municipe autonome Ernesto Che Guevara. 21 février 98.

Dénonciation de l'entrée de l'armé fédérale, le 8 janvier 1998, et du vol de vivres, de menaces, patrouilles de jour et de nuit en voitures et avions de guerre. Dénonciation des violences de la part de l'armée contre les femmes et les enfants. La communauté a peur d'être attaquée. Elle exige le départ de l'armée fédérale et l'accomplissement des Accords de San Andrés.
 

25. Communauté d'Abasolo, municipe d'Ocosingo, 12 février 98.

Dénonciation de l'entrée de l'armée le 9 février dans cette communauté, interrogeant et recensant la population. Demande du retour de l'armée dans ses quartiers comme preuve d'une réelle volonté de dialogue.
 

26. Coordination de l'Alliance civique du Chiapas. San Cristobal de Las Casas, 18 janvier 98.

Dénonciation de la campagne d'hostilités contre la présence d'étrangers, observateurs et défenseurs de la paix et des droits de l'homme, dans le Chiapas, lancée par les gouvernements fédéral, local et municipal, avec la complicité de TV Azteca.
 

27. Communauté La Realidad Trinidad, municipe de San Pedro Michoacán. 19 février 98.

Dénonciation de l'entrée de TV Azteca dans les communautés.
 

28. Communauté La Réalidad Trinidad, municipe de San Pedro Michoacán. 19 février 98.

Dénonciation de l'augmentation des effectifs militaires en patrouilles, des menaces contre les habitants et de la surveillance aérienne.
 

29. San Pedro Chenalhó, Municipalité de Polhó. 16 février 98.

Dénonciation de la responsabilité gouvernementale et locale dans le déplacement de la communauté. La population dénonce et considère les élus du PRI comme responsables de l'hypocrisie, de la manipulation et de l'assassinat des peuples indiens. Demande que le gouvernement laisse l'aide humanitaire être acheminée par la société civile nationale et internationale.
 

30. Représentants des municipalités de San Andrés Sakamchen, San Juan de La Libertad, Bochil, Simojovel, Ixtapa, Zinacantán, Tenejapa et Cital. 4 janv. 98.

Dénonciation des faits survenus au cours de l'acheminement de l'aide alimentaire aux déplacés de la communauté de Polhó, où ils furent arrêtés par un barrage, frappés et menacés de mort par des groupes sympathisants du PRI.
 

31. San Pedro Chenalhó. 30 décembre 97.

Dénonciation de la présence de la Sécurité publique et des Forces armées dans leurs communautés. Dénoncent la mort d'un mineur d'âge, pendant la fuite de la population vers les montagnes après le massacre d'Acteal.

32. Commission des droits de la personne de la municipalité autonome insurgé 17 Novembre. 21 février 98. Dénonciation de la présence de groupes armés paramilitaires qui opèrent dans la région; demande d'une aide matérielle.

33. Municipe de Tenejapa. 18 février 98.

Dénonciation de la présence et des incursions de l'armée fédérale par voie terrestre, ainsi que de la Police fédérale, de la Sécurité publique et de la Police locale; dénonciation de leur comportement agressif envers la population.

34. Santa Catalina. 18 février 98.

Dénoncion de la présidence municipale du village autonome de Santa Catalina au sujet des déplacés de la colonie Chitamukum, de la colonie Aurora et de la communauté Nuevo Lindo, où l'on craint des représailles de la part des autorités municipales du PRI.
 

35. Ejido Docteur Belisario Domínguez, municipe de Salto de Agua. 6 février 98.

Dénonciation des violations de droits de la personne. Liste des responsables d'actes répétés de violence envers la population.

36. Tioquipa et Bascán, municipe de Salto de Agua. 14 février 98.

Dénonciation de l'insécurité dans laquelle vit la population et de l'impunité dans laquelle agissent les groupes paramilitaires.
 

37. Communauté de San Miguel, municipalité de Salto de Agua. 5 février 98.

Dénonciation de vols impunis contre des personnes engagées dans la lutte pour les droits de la personne dans la communauté de San Miguel. Les autorités accusent de même l'Eglise catholique d'occulter la réalité.
 

38. Municipalité de El Bosque. 18 février

Dénonciation de la militarisation, de ses conséquences dans la prostitution forcée des femmes indiennes, l'obstacle au le déroulement normal de vie quotidienne et l'augmentation des actes sanglants de violence.
 

39. Municipalité autonome de Francisco Gómez, précédemment la Garrucha. 21 février 98.

Dénonciation des incursions militaires répétées.
 

40. Nouveau centre de population Moíses Gandhi, Ocosingo. Sultana. 29 janvier 98.

Dénonciation des abus et de l'arbitraire de la part de l'armée fédérale.
 

41. Communauté de La Sultana, Ocosingo. Février 98.

Dénonciation de la mort de chiens et de poules par empoisonnement.
 

42. Nouveau centre San Pedro Guerrero, La Sultana, Ocosingo.

Dénonciation de l'entrée de l'armée dans les communautés le 9 janvier 1998.
 

43. San Andrés Sakamchem. 18 février 98.

Dénonciation des obstacles opposés par le gouvernement à l'autonomie des peuples indiens; dénonciation des menaces des groupes paramilitaires et des caciques du PRI.
 

44. Communauté de Oniltic, San Juan Cancuc. 17 janvier 98.

Dénonciation de la pénétration militaire le 26 décembre dans la communautés de Oniltic, de l'existence de groupes paramilitaires et de la présence de la Sécurité publique dans le bâtiment municipal.
 

45. Sabanilla. Communauté Buena Vista. 20 février 98.

Dénonciation de menaces de déplacement de la part du groupe paramilitaire Paix et Justice, de complicités de la police d'Etat et de l'Armée mexicaine dans les tueries depuis 1995; dénonciation de la présence d'un barrage de Sécurité publique et de Paix et Justice dans l'ejido Paraíso, qui les empêche d'acheter des vivres et de travailler; dénonciation du vol de la récolte et des animaux, ainsi que de coups de feu et de morts dans la communauté Buena Vista.

46. Sabanilla. Communauté El Paraíso. 17 février 98.

Dénonciation du déplacement de la communauté par des membres de Paix et Justice et des policiers de l'Etat en janvier 1997; dénonciation de l'existence d'un barrage à El Paraíso, ainsi que d'attaques et de tirs sur la population en présence de la police fédérale.
 

47. San Cristóbal de Las Casas. Membres de la Voz du Cerro Hueco. 27 février 98.

Dénonciation de la désinformation opérée par le gouvernement fédéral et local, au sujet du conflit dans la Zone Nord, dans les Altos et Selva. Dénonciation les détentions illégales, l'humiliation et l'absence de témoins pour la défense légale des prisonniers.
 

48. San Cristóbal de Las Casas. 17 février 98.

Dénonciation de menaces envers les étrangers.
 

49. San Cristóbal de Las Casas. Syndicat indépendant des travailleurs au service de l'Etat du Chiapas. 22 février 98. Dénonciation des conditions de travail, de la répression syndicale, de l'illégalité et du droit de cuissage exercé sur les femmes.

50. Ejido Misopá Chinal, municipe de Tila. 18 février.

Dénonciation des déplacements, persécution, vols, assassinats, cordons de "police" organisés par Paix et Justice, de l'entrée de l'armée dans les communautés, de la complicité de la police et du gouvernement avec Paix et Justice, des menaces de la police et de l'armée, et de coups de feu tirés par la police et la Sécurité publique.
 

51. Colonie Tuitzol, municipe de Tila. Février 98.

Dénonciation des déplacement, assassinats, menaces, persécutions et attaques de la population en septembre 1996.

52. Patastal, municipe de Tila. 10 février 98.

Dénonciation de vols et dégâts dans une propriété.
 

53. Zone Nord. Jolnixtié, 1ère section de la municipalité de Tila, Chjiapas, siège du rassemblement des délégués de la Zone Nord de l'Etat, comprenant les municipalités de Sabanilla, Tila, Tumbalá et Salto de Agua. 17 janvier 98.
Dénonciation auprès du procureur général de la République de la manière et du lieu où s'est formée Paix et Justice.

54. Patastal, municipe de Tila. Février 98.

Enumération des animaux perdus dans les conflits sociaux de cette zone.
 

55. Ejido de Tiutzol, municipe de Tila. Février 98.

Rapport des pertes économiques dues au conflit.
 

56. Ejido Misopá Chinal, municipe de Tila. Février 98.

Ecrit adressé à la COCOPA, dénonçant des tortures, détentions extra-judiciaires, faits de violence et attroupements.

57. Ejido Misopá Chinal, municipe de Tila. février 98.

Dénonciation de provocation et de demandes frauduleuse d'appui auprès des pouvoirs publics de la part de Paix et Justice

58. Ejido Misopá Chinal, municipe de Tila. 10 février 98.

Dénonciation du passage de paramilitaires en compagnie de la Sécurité publique, munis d'armes de gros calibre, et de coups de feu tirés avant leur retour au détachement.
 

59. Ejido Misopá Chinal, municipe de Tila. 20 février 98.

Dénonciation de l'entrée de l'armée dans les communautés entourant les maisons, de l'enrôlement de paramilitaires par l'armée, d'insultes adressées à la population au passage du détachement de la Sécurité publique, de barrages militaires et de la responsabilité de ces derniers dans la prostitution, les abus, les coups de feu et la pollution de l'eau.

60. Ejido Misopá, municipe de Tila. 20 février 98.

Dénonciation du comportement de Paix et Justice, des déplacements, vols, encerclement de la communauté, menaces, coups de feu, non respect de la législation sur le port d'arme; dénonciation de l'appui apporté par l'armée et la Sécurité publique aux paramilitaires.
 

61. Municipalité de Sitalá. 17 février 98.

Dénonciation de la Sécurité publique et de l'armée mexicaine, pour leurs responsabilités dans l'intimidation, l'humiliation, les coups de feu et le non respect de la législation sur le port d'armes à feu par les militaires.

62. Ejido Dr Samuel León Brindis de la municipalité de Palenque. 20 février 98.

Dénonciation des activités des groupes paramilitaires et sympathisants du PRI, les accusant des vols commis le 14 février et d'avoir provoqué des affrontements avec les catholiques. Ont fait part du désaccord de la part de l'Assemblée municipale de laisser l'armée s'installer pour les désarmer.
 

63. Zone Nord du Chiapas.

Pétition pour le respect des droits des peuples indiens et la mise en oeuvre des accords de San Andrés.
 

64. Ejido Roberto Barrios. 20 février 98.

Dénonciation du comportement de groupes priistes et de l'organisation Cinica (sic) contre les observateurs et les déplacés.

65. Campement civil pour la paix de l'Aguascalientes de Roberto Barrios. 21 février 98.

Communique la dénonciation des déplacés de la communauté d'Agua Blanca, municipe autonome de Trabajo (Palenque).

66. Ejido Roberto Barrios. 20 février 98. Dénonciation des conséquences de la guerre de basse intensité et de la responsabilité des groupes priistes dans les dommages occasionnés.
 

67. Municipe de Chacal. 4 février 98.

Dénonciation de la peur de la communauté du fait de la présence militaire dans la région.

68. Communautés de Tivó, Chichelaló et Tantic, Municipe de San Andrés. 30 janvier 98.

Dénonciation des incursions militaires, menaces, provocations et persécutions.

69. Municipe de La Realidad, 20 février 98.

Dénonciation des patrouilles de véhicules mitrailleurs blindés, présence de grenades et irruption des militaires insultant et agressant la communauté.
 

70. Municipe de la Realidad, 13 février 1998.

Dénonciation de l'arrivée d'un hélicoptère de TV Azteca, qui a provoqué la destruction du toit de l'école, blessé deux personnes et terrorisé la communauté.
 

71. Municipalité de la Realidad, 3 février 1998.

Dénonciation de la présence de militaires qui ont menacé avec leurs armes, rassemblé et interrogé un groupe d'habitants de la communauté, au sujet du sous-commandant Marcos.
 

72. Municipalité de la Realidad, février 1998.

Dénonciation de la menace des survols d'hélicoptères de la PGR, hélicoptères militaire et civil, bombardiers et petits avions au-dessus de la communauté.
 

73. Municipalité de Guadalupe Tepeyac, février 1998.

Dénonciation de vols rasants d'avions et d'hélicoptères, et énumération des besoins élémentaires de la population.

74. Municipalité de Guadalupe Tepeyac, février 98.

Dénonciation de l'occupation de terres par l'armée fédérale depuis le 10 février 1995.
 

75. Communauté Jerusalem, février 1998.

Dénonciation des patrouilles de blindés dans la communauté, de la présence de soldats en zones urbaines et sur les parcelles, qui ont offert de l'argent aux enfants pour obtenir des informations sur leurs familles, forment des barrages à l'entrée de la communauté, agressent et menacent les gens.
 

76. Communauté de Amparo Agua Tinta. Municipe de la Realidad, février 1998.

Dénonciation des menaces de mort de la part de l'armée fédérale, de la présence de véhicules et de blindés visant les maisons, des insultes adressées aux gens et de l'argent offert aux enfants pour obtenir des informations sur leurs familles.

77. San Cristóbal de las Casas, 19 février 1998.

Dénonciation de l'expropriation de terres par le gouvernement fédéral mexicain, de la finca La Fortuna, située au nord de Tuxla Gutiérrez pour placer ces terres dans la réserve écologique connue comme le parc national Cañón del Sumidero, sans que cette expropriation ait été indemnisée.
 

78. Municipe de Francisco Gómez, 19 février 1998.

Dénonciation de l'irruption militaire du 9 février 1995 dans la communauté; dénonciation de vols d'hélicoptères à basse altitude effectués par l'armée, de la présence de camions et de blindé militaires, du déplacement des personnes vers les montagnes, ainsi que des menaces de mort envers des membres de la communauté, de la destruction des récoltes, des barrages militaires, de la prise de photographies et du tournage de cassettes vidéo, de la construction de pièges en fil de fer barbelé dans lesquels les animaux restent prisonniers.
 

79. Ejido La Unión, Municipe de Francisco Gómez, 19 février 1998.

Dénonciation de la présence de l'armée fédérale depuis 9 février 1995, ainsi que les menaces et les agressions envers la population, les patrouilles de blindés et de mitrailleurs, l'introduction de la culture de marijuana, les barrages d'intimidation et les survols quotidiens d'hélicoptères et d'avions.
 

80. Communauté de Mitontic, 5 janvier. 1998.

Dénonciation de la présence de 21 camionnettes, deux camions et un blindé de l'armée fédérale et de l'arrivée à la colonie de Belisario Domínguez, municipalité de Chenalhó, occasionnant des menaces contre la population et des survols d'hélicoptères. Rapport sur la présence de l'armée, la Sécurité publique, la police fédérale, PGR et les paramilitaires dans la région. Accusation du président Zedillo d'être responsable de ces actions militaires.
 

81. Organisation de producteurs indiens du Chiapas, février 1998.

Dénonciation de la militarisation des zones de Chenalhó, Pantelhó, Chalchihuitán et la région de la Selva; dénonciation de l'encerclement et de l'intimidation dont souffre la population civile avec la présence de la Sécurité publique au Carrefour d'Agua Azul.
 

82. Ejido Morelia, 18 février 1998.

Dénonciation de la disparition de Tomás Hansen, citoyen nord-américain, ex-directeur de Pastores por la paz, détenu par les officiels de l'Institut national de migration dans le village de Altamirano le 18 février à midi. Manifestation de la préoccupation pour le bien-être et la sécurité de M. Hansen.
 

83. Ejido Emiliano Zapata, 13 février 1998.

Dénonciation de la présence de l'armée fédérale dans la communauté depuis le 9 février 1995, occasionnant la destruction de maisons et de produits, les menaces et les agressions contre la population, ainsi que les patrouilles terrestres et aériennes de véhicules et avions militaires.
 

84. Communauté de Miguel Hidalgo, février 1998.

Dénonciation de la présence de l'armée fédérale mexicaine, qui patrouille jour et nuit dans la région, effrayant les femmes et les enfants; accusation envers les militaires de la mort des animaux de la communauté.
 

85. Guadalupe Bateatón. Municipalité de Francisco Gómez, février 1998.

Dénonciation de la présence de l'armée fédérale depuis le 9 janvier 1995, occasionnant les patrouilles de voitures et de blindés et les survols d'avions et d'hélicoptères; dénonce l'incursion de cent soldats le 7 janvier 1998 dans la communauté; demande que l'armée quitte ses terres.
 

86. Communauté Patihuitz. Municipe de Francisco Gómez, 19 février.

Dénonciation de la manipulation des médias; dénonciation des actions militaires dans la région, occasionnant la destruction de maisons, de vivres, de vêtements et d'outillages; dénonciation des barrages d'intimidation, des survols d'avions et d'hélicoptères, des patrouilles militaires de jour comme de nuit, ainsi que de l'apparition de la prostitution dans la région; accusation contre le gouvernement mexicain de la mort des hommes, femmes et enfants indiens.
 

87. Organisation de producteurs indiens du Chiapas, San Cristóbal de las Casas, 6 février 1998.

Dénonciation des menaces de mort reçues par un membre de l'organisation et certains dirigeants d'autres organisations ; exigeance que le gouvernement fédéral respecte les Accords de San Andrés; demande de la démilitarisation de la région des Altos, des plantations et de la Forêt, de l'emprisonnement des auteurs intellectuels du massacre d’Acteal, éclaircissement des assassinats des dirigeants morts et démantèlement des gardes blanches et groupes paramilitaires.

88. Prado Pacayal. Municipalité de Francisco Gómez, 19 février 1998.

Dénonciation de l'entrée de l'armée fédérale le 9 février 1995 dans les communautés, occasionnant la destruction de maisons et l'incendie de récoltes; dénonciation de la mort des indiens des communautés au cours des trois dernières années, les patrouilles, barrages, survols d'avions et d'hélicoptères; demande l'accomplissement des Accords de San Andrés.

89. Communauté La Galeana. Municipe de Francisco Gómez, 19 février 1998.

Dénonciation de l'agression militaire, de la prostitution et de l'alcoolisme dans la région, du tournage de cassettes vidéo et de prises de photographies, des patrouilles militaires aériennes et terrestres, de jour et de nuit; condamnation du massacre d'Acteal.
 

90. Municipalité de Chanal, 3 février 1998.

Dénonciation de l'irruption de 500 soldats et de la peur occasionnée pour les habitants de la communauté.
 

91. Municipalité El Bosque. Centre régional d'écodéveloppement El Bosque. 27 février 1998

Dénonciation de l'entrée dans le Centre de 60 soldats de l'armée fédérale, qui ont séparé les gens en deux groupes pour les interroger, les accusant d'être zapatistes et de ce que le centre était une base de guérilleros, prenant des photos sans autorisation.
 
 

VII. ANNEXES
 
 

A. COMMUNIQUES DE PRESSE.

Communiqué de presse n°1

Le 13 février 1998

Départ de la Commission Civile Internationale d'Observation des droits de la personne au Chiapas.

A la société civile,

A la presse internationale.

La Commission Civile Internationale d'Observation des droits de la personne au Chiapas partira pour la ville de Mexico le dimanche 15 février, par l'avion qui décollera à midi de l'aéroport de Madrid-Barajas.

Pendant leur séjour au Mexique, les membres de la Commission se réuniront avec les divers acteurs qui interviennent dans le conflit. Au Chiapas, elles/ils visiteront aussi les communautés et campements de déplacéEs et réfugiéEs, victimes de la violence paramilitaires et dont les dénonciations de violation des droits de la personne sont constantes. A partir de cela, elles/ils élaboreront un rapport qui sera rendu public à leur retour.

Dimanche, nous vous invitons à venir prendre congé des membres de la Commission à l'aéroport de Madrid-Barajas, à partir de dix heures trente.

Communiqué de presse n°2

San Cristobal de Las Casas, 17 février 1998La Commission Civile Internationale d'Observation des droits de la personne informe les médias du Monde :

Depuis sa constitution, cette Commission a réalisé les activités suivantes :

Une conférence de presse a été réalisée le 17 février dans le centre culturel universitaire de la ville de Mexico, en présence des médias nationaux et étrangers, afin d'informer de nos objectifs et intentions. Considérant que les Droits de la personne se caractérisent par leur universalité, caractéristique reconnue dans la charte de l'ONU à laquelle souscrit le Mexique, la Commission se propose de vérifier la situation des droits de la personne au Mexique, et plus concrètement au Chiapas.

La Commission fait savoir à l'opinion publique qu'à aucun moment elle ne prétend servir de médiatrice, ni s'ingérer dans les affaires internes des Etats-Unis du Mexique, mais qu'elle veut exercer et mener à bien son rôle d'observation en toute fermeté et objectivité.

La Commission s’est réunie avec la COCOPA au siège de celle-ci, à 18 H 30, pendant 2 H 30. Etaient présentEs six déléguéEs de la Commission, et des membres de tous les partis politiques représentés dans la COCOPA. La Commission a demandé des informations sur la proposition de réforme constitutionnelle formulée par la COCOPA en 1996, et a posé des questions sur l'état actuel dudit document et sur l'engagement pris de le convertir en loi.

Les membres de la Commission ont également posé des questions à propos des 10 points de la déclaration de principe conjointe de la COCOPA et la CONAI, parmi lesquels :

    • Le consensus sur le fait que l'armée doit rester hors des communautés indiennes.
    • La nécessité de la réduction de la présence militaire.
    • L'urgence de désarmer les groupes paramilitaires.La nécessité de faire une enquête sur le massacre d'Acteal.
    • La nécessité que le gouvernement fédéral respecte les Accords de San Andrés sur les droits et les cultures indiennes.
La Commission estime positif le rôle de la COCOPA dans sa recherche d'une issue pacifique et juste au conflit actuel. C'est pourquoi les projets futurs de la COCOPA l’intéressent. Pour sa part, la COCOPA a estimé positive la présence de la Commission au Mexique, et lui a remis divers documents. En marge du programme, la COCOPA a présenté aux membres de la Commission des représentants de l'association "Paz y Justicia" (Paix et Justice) qui lui ont remis un document intitulé "Ni droits, ni Humains". Les membres de la Commission présentEs n’ont pas pu s’entretenir avec eux, n’ayant pas été mandatéEs pour

ce faire.

17 février

En accord avec le programme prévu, une délégation de la Commission s'est entretenue avec M. Emilio Rabasa, coordinateur du dialogue au Chiapas, qui était accompagné par d'autres hauts responsables de l'Administration. L'entretien a duré 3 H 30.

La réunion s'est tenue normalement, et M. Rabasa a montré à la Commission de nombreux documents, représentant la version officielle à propos du conflit au Chiapas. La Commission s'est intéressée aux fonctions et au domaine de compétence du coordinateur.

La Commission a aussi parlé de l'état actuel de l'enquête sur les événements tragiques du 22 décembre dernier à Acteal. Le sous-secrétaire d'Etat à la santé a informé la Commission des programmes sociaux concernant le Chiapas, mis en œuvre par le gouvernement des Etats-Unis du Mexique.

Enfin, la Commission a reçu un communiqué du Commandement Général de l'EZLN qui répondait à la demande de rencontre par elle formulée. Dans cette note, l’EZLN faisait part de l'impossibilité d'établir un contact direct, en raison du harcèlement qu'exerce l'armée mexicaine dans la zone. Le communiqué valorait aussi de façon positive les objectifs de la Commission.
 
 

Communiqué de presse n°3 et communiqué du sous-commandant Marcos

Le 19 février 1998.

Commission civile internationale d'observation des droits de la personne.

Hier, la Commission dans son ensemble s'est rendue à la municipalité de Chenalho. Alors qu'un groupe s'est arrêté dans le chef-lieu qu'est San Pedro Chenalho afin de solliciter une entrevue avec le Maire, (que celui-ci a refusée, disant avoir "d'autres affaires à régler"), deux autres groupes se sont rendus à la municipalité autonome de Polho. Là, la population et les autorités locales leur ont offert une réception cordiale.

Après la réception, une partie de la Commission a continué jusqu'à Pantelho. Sur le chemin, elle a été arrêtée par un barrage de l'Immigration, qui l’a retenue sur place pendant plus de deux heures.

Comme prévu, les membres de la Commission se sont séparéEs en groupes et ont procédé aux visites des divers campements de réfugiéEs de la zone, recueillant des témoignages et obtenant des données sur la situation des réfugiéEs.

Les thèmes exposés par les IndienNEs comprenaient entre autres, les points suivants :

La violence dont elles/ils ont été et sont victimes (en spécifiant des groupes paramilitaires considérés comme responsables).

La difficile situation sanitaire qu'elles/ils subissent, surtout les femmes et les enfants, due aux conditions de survie dans les campements.

Récits de cas particuliers à propos du massacre d'Acteal, et remise de listes nominales des auteurs matériels présumés de celui-ci.

Leur préoccupation du fait de ne pas pouvoir retourner dans leurs communautés d'origine.

Leurs impressions personnelles à propos de l'enlisement actuel du processus de dialogue.

De même, elles/ils valorisent particulièrement la présence de la Commission, à laquelle elles/ils demandent expressément que leur situation soit "diffusée le plus possible à l'extérieur".

D'autre part, certains membres de la Commission sont alléEs jusqu'à la communauté de Poconichim, où se sont concentréEs plus de 600 réfugiéEs provenant de Yashemel. La Commission a constaté, à 200 mètres du lieu, la présence d'effectifs de la Sécurité Publique et d'éléments de l'armée fédérale ; elle s’est donc approchée du détachement militaire pour s'entretenir avec l'officier supérieur. Celui-ci étant absent, la Commission a été reçue par un officier - qui ne s'est pas identifié - qui a répondu aux questions qui lui ont été posées en présence de 4 représentants des réfugiéEs.

Il convient de souligner qu'une délégation de cette Commission est allée à Acteal, théâtre des événements tragiques du 22 décembre 1997.

Pour clore les activités de la journée, huit membres de la Commission se sont entretenuEs avec des membres du Centre des droits de la personne Fray Bartolome de Las Casas, dans la ville de San Cristobal de las Casas.

Enfin, la Commission Civile Internationale d'Observation des droits de la personne veut adresser ses remerciements à toutes ces personnes qui, hier, nous ont reçus de manière désintéressée et avec la meilleure volonté pour que nous puissions faire notre travail en toute liberté et mobilité.
 
 

Communiqué du Sous-commandant Marcos :
 
 

Armée Zapatiste de Libération Nationale

Mexique

Février 1998

A : La Commission Civile Internationale d'Observation des droits de la personne.

De : Sous-commandant Marcos

Comité Clandestin Révolutionnaire Indien - Commandement Général de l'EZLN.

Mexique

Mesdames et Messieurs :

Par cette lettre, nous répondons à votre demande d'entrevue avec le Commandement de l'EZLN (datée du 14 février, a San Cristobal, Chiapas).

Comme vous le constaterez certainement pendant les jours où vous cheminerez sur ces terres, le gouvernement fédéral continue de persécuter la direction zapatiste dans les montagnes du sud-est mexicain. Notre "stratégie" actuelle est d'éviter que cette persécution soit un succès ; il n'est donc pas possible de nous rencontrer directement.

C'est donc officiel, nous ne pourrons nous entretenir personnellement avec les membres des sociétés civiles de toutes les Nations qui intègrent la CCIDOPLDH (j'imagine que c'est une Commission aussi grande en nombre que vos noms et initiales sont longs). Pourtant, il existe peut-être d'autres moyens et chemins pour que nous connaissions vos questions et impressions sur ce qui se passe ici et pour que vous connaissiez nos réponses et appréciations.

Quoi qu'il en soit, bienvenue sur ces dignes terres mexicaines, et félicitations pour avoir esquivé (jusqu'à maintenant), la campagne de lynchage chauviniste que le gouvernement fédéral mexicain a déclenché en prélude au travail que vous réalisez. (Pourquoi le Pouvoir Mexicain a-t-il tant peur qu'a l'étranger on sache ce qui se passe ici ?).

Bon, Santé, et que la mémoire que vous réserverez à ce que vous verrez soit aussi grande que les cœurs qui brillent dans vos poitrines.

Depuis les montagnes du sud-est mexicain,

Sous-commandant insurgé Marcos.

Communiqué de presse n°4

Le 19 février 1998, 19H30

San Cristobal de Las Casas

Aujourd'hui, suivant le programme établi, les membres de la Commission sont partiEs à 10 heures du matin de San Cristobal pour les Aguascalientes (La Realidad, Morelia, Roberto Barrios et Francisco Gomez).

A 13h30, dans la municipalité de Las Margaritas, le véhicule qui se dirigeait vers La Realidad a été intercepté par un barrage de l'Immigration, dont le personnel a procédé à un contrôle des documents spéciaux (FM3) délivrés par le Ministère de l'intérieur aux membres de la Commission pour qu'elles/ils puissent exercer leur travail d'observation. Le ressortissant italien Federico Mariani, dont les papiers étaient en règle, se vit obligé de descendre de l'autobus où on lui avait demandé son visa (FM3). Les raisons invoquées par les autorités migratoires furent de cet ordre :

  1. son visa FM3 ne présentait pas le sceau d'entrée sur le territoire mexicain.
  2. les précédentes visites de cette personne dans le territoire mexicain compromettaient évidemment sa situation migratoire.
En conséquence de ces supposées irrégularités, le ressortissant italien fut sommé de se présenter dans les bureaux de l'Institut National de Migration de San Cristobal, dans un délai maximum de 48 heures.

Quand elle en fut avisée, la secrétaire de cette Commission informa immédiatement le consul italien à Mexico de la situation dans laquelle se trouvait le ressortissant Italien, afin que soient prises les mesures adéquates.

Quelques heures plus tard, la Commission a reçu la notification du Consul italien selon laquelle, en conséquences de ses démarches, la citation à comparaître devant les autorités migratoires de M. Mariani était annulée ; de même elle annonçait la restitution de son visa (FM3) lors de son passage de retour au barrage où s'était produit l'incident.

La Commission Internationale exprime son inquiétude vis-à-vis de ce qui s'est produit, et espère que ce genre d'événement ne ternira pas le déroulement de son travail d'observation.

D'autre part, hier 18 février, la Commission a reçu la réponse à sa demande d'entrevue avec le Commandement Général de l'EZLN. Comprenant les raisons exposées par l'EZLN qui rendent impossible une entrevue directe, la Commission utilisera les voies proposées pour connaître le point de vue de l’EZLN sur la situation des droits de la personne.
 
 

Communiqué de presse n°5

Commission Civile Internationale d'Observation des droits de la personne

19 février 1997. San Cristobal de Las Casas, Chiapas, 22H00.

Aujourd’hui, à 21h, alors que la Commission donnait une conférence de presse, nous avons reçu avec étonnement de la part de quelques-uns des divers médias présents, l'information selon laquelle l'autobus qui conduisait un groupe de la Commission à l'Aguascalientes de la municipalité autonome de Francisco Gomez - La Garrucha - a été arrêté au barrage de la Migration situe près de Ocosingo.

A cette occasion, deux ressortissantEs espagnolEs, porteurs de leur visa en règle respectif, furent objets des mesures suivantes de la part des agents de la Migration :

  1. En ce qui concerne Xavier Joanpere, mandaté par la mairie de Reus, Catalogne, on lui a retiré son visa FM3, et assigné à se présenter dans les bureaux de l'Institut National de Migration de San Cristobal de Las Casas sous 48 heures.
  2. Quant à Teresa Niubo, recommandée pour cette Commission par la mairie de La Garriga, Catalogne, on lui a retiré son visa.
Faute de notification officielle, la Commission ne connaît pas les raisons pour lesquelles ont été prises les dites mesures.

Une fois de plus, nous réitérons notre préoccupation face à ces faits. Nous regrettons que cela se soit reproduit, et nous informons que nous avons engagé les actions appropriées avec l'Ambassade d'Espagne pour que, grâce à sa gestion, les faits soient éclaircis dans les plus brefs délais.

Groupe de presse.
 
 

Communiqué de presse n°6

Commission Civile Internationale d'Observation des droits de la personne.

20 février 1998, 22H.

San Cristobal de Las Casas. Aujourd'hui, un convoi de trente membres de la Commission est revenu à San Cristobal ; elles/ils étaient alléEs à l'Aguascalientes de Oventic dans pour recueillir des informations et les témoignages des représentantEs des communautés zapatistes des Altos de Chiapas.

La Commission a été reçue par les présidents des municipalités autonomes de San Juan de la Libertad et de San Andres Sachamchen de Los Pobres, ainsi que par les bases d'appui de l'EZLN. Ils leur ont expliqué la situation dans laquelle se trouvaient leurs communautés et leur ont remis par écrit des témoignages et dénonciations qui concernent la situation des droits de la personne. De même, la Commission a recueilli des informations sur la situation concrète des femmes et a visité la clinique d'Oventic, afin de connaître la situation sanitaire de la zone.

Les personnes mandatées ont demandé une entrevue avec les autorités militaires du campement de San Cayetano, bien que le lieutenant chargé du commandement - qui ne s'est pas identifié - l'aie refusé en expliquant qu'il n'était pas autorisé à accorder d'entrevue, et en renvoyant la Commission au commandant de la septième région militaire.

La Commission a aussi demandé à s'entretenir avec les officiers des barrages militaires qui se trouvent habituellement tout au long de la route que cette délégation a empruntée, bien qu'ils aient été levés sur leur passage.

D'autre part, aujourd'hui, la secrétaire de la Commission a reçu à San Cristobal la réponse négative de la septième région militaire à la demande d'entrevue. Le sergent Armando Garcia a invoqué l'absence du commandant Gomez Salazar, ainsi que des problèmes d'agenda. Face à cela, la Commission a exprimé sa volonté de faire parvenir par écrit ses questions au responsable de la septième région militaire.

Enfin, tout au long de la journée, les démarches conjointes avec l'Ambassade d'Espagne au Mexique ont avancé afin d'éclaircir la situation des EspagnolEs auxquels on a retiré les visas durant leur voyage à l'Aguascalientes de Francisco Gomez, mais le problème n’est pas encore résolu.

La Commission a aussi annoncé son programme de demain, 21 février : visite de la prison de Cerro Hueco, afin de recueillir des informations sur la situation des prisonnierEs au Chiapas.
 
 

Commission civile internationale d’observation des droits de la personne.

San Cristobal de Las Casas. 21 février 1998, 22 heures.

Aujourd'hui, une délégation de la Commission s'est rendue au centre de détention n°2 de la prison de Cerro Hueco, afin de visiter les installations, prendre connaissance des conditions de vie des prisonnierEs et recueillir les témoignages du directeur, M Eduardo Coutiño Arrazola, et de diverses personnes détenues.

La Commission s'est réunie avec des détenus de droit commun, ainsi qu'avec des membres de "La voix de Cerro Hueco", collectif qui regroupe des détenus bases d'appui zapatistes.

Après avoir recueilli divers témoignages et dénonciations écrites, la Comission s'est réunie brièvement avec le Sous-secrétaire du gouvernement chiapanèque, qui s'est excusé d'avoir à aller libérer cinq détenus, certains d'entre eux étant considérés comme des prisonniers de droit commun et d'autres faisant partie de "La voix de Cerro Hueco". Cette libération fut interprétée par une partie des journalistes présents à la sortie de la prison comme un effet d'une pétition expresse de la Commission –ce que la Commission a formellement démenti.

A chaque instant, la Commission s'est expressément cantonnée à effectuer sa stricte mission d'observation, et elle a été la première surprise de cette libération inattendue.

Par ailleurs, au cours de la journée, les différentes délégations de la Commission qui s'étaient rendues dans les différents Aguascalientes (Francisco Gomez, La Realidad, Morelia et Roberto Barrios) sont revenues à San Cristobal. Demain, 22 février, la Commission attend le retour du groupe qui s'est rendu à la Zone Nord et rencontrera différentes organisations sociales et paysannes du Chiapas. La Commission a également prévu une rencontre avec Javier Elorriaga, ex-prisonnier de Cerro Hueco, et Miguel Angel Alvarez de Los Santos, avocat.

La Commision effectuera une conférence de presse au Centre de conventions El Carmen, à 17h.

En vous remerciant,

Commission de prese, CCIODH.
 
 

Commission civile internationale d’observation des droits de la personne.

San Cristobal de Las Casas. 22 février 1998, 12 heures.
 
 

Communiqué de presse n°7.
 
 

Nous avons reçu, aujourd’hui, avec douleur et consternation, la nouvelle de l’assassinat de monsieur José Tila Lopez Garcia, "déplacé" de la communauté de Yosija et résidant à Tzaquil.

La délégation de la Commission civile internationale d’observation des droits de la personne s’est entretenue hier matin avec des représentants de diverses communautés de la Zone Nord de l’Etat du Chiapas, parmi lesquels se trouvait José Tila Lopez Garcia, qui avait marché plus de six heures depuis sa communauté pour apporter à la Commission des témoignages et des dénonciations à propos de la situation des droits de la personne dans la région.

A son retour, à la mi-journée, cette personne et ceux qui l’accompagnaient sur le chemin qui va de Jolnistié à Emiliano Zapata, ont été interceptés - d’après les survivants de l’attaque, dont son propre père - par huit membres du groupe paramilitaire "Desarollo, Paz y Justicia" fortement armés. Ceux-ci ont tiré plusieurs rafales sur le groupe, causant un mort et plusieurs blessés.

Toujours d’après la version des survivants, sept des paramilitaires venaient de la communauté de La Libertad et une de Panxcuc. La liste de leurs noms a été transmise au secrétariat de la Commission et sera présentée à la PGR (ministère de la justice).

La Commission civile internationale d’observation des droits de la personne condamne totalement cet acte de violence et dénonce publiquement l’assassinat de José Tila Lopez Garcia comme étant des représailles à sa participation à la rencontre avec cette Commission.

Nous exigeons des autorités l’éclaircissement rapide de ces faits et que les responsables soient mis à la disposition de la justice.

Pour finir, nous voulons exprimer toutes nos condoléances et la douleur que nous partageons avec la famille de la victime et réaffirmer notre engagement pour que prévale la vérité.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Commission civile internationale d’observation des droits de la personne.

San Cristobal de las Casas. 24 février 1998.

Communiqué de presse n° 8.
 
 

Hier, un groupe de la Commission civile internationale d’observation des droits de la personne s’est rendu au village de Sabanilla pour rendre visite à la communauté Asension Huitiupan, où se trouve un campement de plus de 600 déplacés de la communauté de Paraiso.

Le convoi, formé de deux véhicules, un bus et une camionnette, est arrivé à la communauté de Paraiso vers 14 h 30. Dès que nous sommes entrés dans la communauté, nous avons remarqué un poste de la police nationale, qui nous a laissé passer sans intervenir. A une cinquantaine de mètres, des habitants de Paraiso nous ont interpellé. Nous avons décliné notre identité, en leur expliquant le motif de notre visite et nous leur avons demandé d’avoir un entretien avec le commissaire de l’ejido et le commandant du poste de police. On nous les refusa et on nous menaça de nous faire faire marche arrière bon gré mal gré. Les gens encerclèrent notre véhicule en nous insultant et nous avons remarqué alors la présence d’éléments de la police nationale en uniforme et armés, qui ne sont intervenu à aucun moment.

Devant les risques encourus pour notre sécurité et la passivité des autorités, nous avons décidé d’annuler notre projet de visite et de retourner à San Cristobal.

Nous protestons contre cet état de fait qui nous a empêché de circuler librement, malgré nos autorisations écrites, et qui prouve le manque de liberté de mouvement des déplacés, du fait de la police nationale et des habitants de Paraiso. Nous regrettons de ne pas avoir pu dialoguer avec les déplacés là où ils se trouvent. Nous avons reçu leurs dénonciations écrites et nous avons pu nous entretenir avec trois représentants, l’après-midi, à San Cristobal.

Pendant le reste de la journée, nous avons poursuivi le programme de la Commission. Un groupe est parti pour la zone de la frontière, pour rendre visite à la communauté Amparo Agua Tinta, dans la municipalité autonome Tierra y Libertad, afin de rencontrer les déplacés.

A Tuxla Gutierez et à San Cristobal, nous avons réalisé les entretiens prévus avec les autorités, les députés et le gouverneur, ainsi qu'avec plusieurs représentants des autorités municipales et de l’Etat chiapanèque.

Aujourd’hui, à Mexico, des entretiens sont prévus avec le Secrétaire du gouvernement, le Ministre des affaires étrangères et le Procureur général de la république.

Cordialement.
 
 

Commission civile internationale d’observation des droits de la personne.

Mexico.

28 février 1998.

Communiqué de presse n° 9.

En ce jour, se concluent les travaux d’observation dans le cadre de la visite au Mexique de la Commission civile internationale d’observation des droits de la personne.

Nous tenons à exprimer nos remerciements à toutes les personnes, organisations, ONGs, communautés et autres secteurs de la société civile mexicaine qui nous ont accueilli, transmis leurs témoignages et qui nous ont fait part de leur situation; en même temps, nous exprimons notre reconnaissance aux autorités mexicaines qui nous ont permis de mener à bien notre travail dans le cadre des lois en vigueurs.

Pendant 15 jours, notre mission a consisté en la réalisation des activités suivantes :

  1. Entrevues officielles à Mexico : Ministre de l’intérieur, Ministre des affaires étrangères, Ministre de la justice, Coordinateur général du gouvernement pour le dialogue et la négociation, Présidente de la commission nationale des droits de la personne. Entrevues officielles au Chiapas : Gouverneur de l’état du Chiapas, Président de la chambre des député de l’état, Délégué régional de l’institut national de la migration et le maire de San Cristobal. Interlocuteurs officiels : le président du PRI du Chiapas, le député du PRI Samuel Sanchez (représentant de Desarollo paz y justicia), le président du PAN du Chiapas.
  2. Instances de médiation : Commission de concorde et pacification (Cocopa), Commission nationale de médiation (Conai).
  3. Entrevues avec la société civile : organismes des droits de la personne, organisations sociales, Congrès national indien, forces politiques, représentants de 110 communautés de la zone nord du Chiapas, autorités des cinq Aguascalientes, conseillers de la municipalité autonome Tierra y Libertad et de Polho, campement de réfugiés de Polho, d’Acteal, de Poconichim et de Santa Catarina (Pantelho), prisonniers de La voz de Cerro Hueco, organisations religieuses et de femmes, Association nationale des avocats démocrates, journalistes et intellectuels...
  4. Autres : Croix rouge mexicaine, Commission de suivi et de vérification des accords.
Toutes ces entrevues et rencontres nous ont permis de couvrir la majeure partie de notre travail, malgré les réserves suivantes :

Par l’intermédiaire de la Cona, nous avions sollicité une entrevue avec le CCRI-CG de l’EZLN. Nous avons reçu en réponse un communiqué dans lequel, alléguant des raisons de sécurité, ils expliquaient l’impossibilité de maintenir une rencontre directe, mais ils nous invitaient à leur faire parvenir nos préoccupations et nos questions par courrier. Par ce moyen, nous leur avons expédié un questionnaire auquel ils répondirent par une vidéo reçue aujourd’hui même.

Nous regrettons que les demandes d’entrevue et les questionnaires remis aux autorités de l’armée fédérale n’aient obtenu aucune réponse, pas plus que de la part du Président de la république.

Nous considérons qu’avec les résultats de notre travail d’observation, nous disposons d’une quantité de matériel suffisante pour nous permettre de dresser un panorama suffisamment proche de la réalité du conflit : plus de 100 heures d’enregistrements vidéo et audio, des récits et documents divers -témoignages et dénonciations. Ce matériel servira de base pour la rédaction définitive du rapport de cette Commission.

Nous voulons souligner que, dans le cadre de nos travaux, se sont produits deux incidents particulièrement graves, qui ont afecté le déroulement de notre mission :

En premier lieu l’assassinat de Losé Tila Lopez Garcia, représentant de la communauté de Jolnixtié, qui s’est produit le 21 février, quelques heures après qu’il se soit entretenu avec la Commission et qu’il lui ait remis les dénonciations de sa communauté. Face à cet acte si lamentable, nous avons décidé de dédier le rapport de la Commission à sa mémoire.

En second lieu, suite à la demande des représentants de la Zone Nord que la Commission visite le campement de réfugiés d’Ascension Huitiupan, dans la municipalité de Sabanilla, une délégation de la Commission essaya de s’y rendre le lundi 23 février. En arrivant à l’ejido El Paraiso, un groupe de 200 personnes des environs bloquèrent par la force le passage de la Commission. La police nationale, installée à un barrage tout proche, en uniforme et armée, présente au moment des faits, n’est intervenue à aucun moment, malgré les demandes de la Commission.

Nous désirons faire remarquer que la préoccupation initiale de la société civile internationale, qui a motivé l’envoi de cette Commission, s’est révélée pleinement justifiée par le constat qu'a fait la Commission de cette réalité vécue dans l’état du Chiapas et qui est encore plus dramatique que nous ne l’avions imaginée.

La situation des milliers de personnes déplacées à cause de la violence des groupes paramilitaires de la zone de conflit, la méfiance générale à l’égard des institutions et les dénonciations à propos des violations des droits de la personne (particulièrement en ce qui concerne les femmes et les enfants), d’après les témoignages recueillis, nous a montré un panorama de la complexité de la situation.

Nous avons pu nous rendre compte que l'inquiétude générale, due au fait qu’une solution au conflit paraisse différée indéfiniment et que la recherche de la solution ne passe pas par le dialogue et la négociation, aggrave la situation des personnes affectées par le conflit.

Le souhait de cette Commission est que son rapport contribue à l’obtention d’une paix juste et digne pour la société mexicaine.

Dans une quinzaine de jours, nous remettrons le rapport de la Commission à toutes les personnes, organisations et institutions qui nous en feront la demande, ainsi qu’à toutes les personnes qui nous ont apporté leur témoignage.

Pour répondre à la confiance et à la responsabilité qu’elle souhaite assumer, la Commission a décidé de rester constituée de façon permanente, pour assurer une continuité à toutes les dénonciations, observations et initiatives que nous avons recueillies.

Cordialement.
 
 

Commission Civile Internationale d'Observation des Droits Humains (CCIODH) au Chiapas

Communiqué de presse n° 10 – Mexico, le 25 mars 1998

Conformément au programme, et afin de respecter l'engagement de présenter et de remettre le Rapport de la CCIODH sur la situation des droits humains dans l'Etat du Chiapas (suite au travail d'observation effectué sur le territoire mexicain du 15 au 28 février de cette année), nous informons que :

Le 17 mars passé, nous, Ignacio García García et Sigfrido Miralles (citoyens espagnols), et Alejandro Goldberg (citoyen argentin), membres de la CCIODH, avons engagé les démarches nécessaires à la délivrance du visa FM3 prévu pour les observateurs internationaux des droits humains. Conformément à la loi en vigueur aux Etats-Unis du Mexique, ces demandes ont été effectuées dans nos consulats respectifs. Après trois jours sans obtenir de réponse, nous avons décidé de téléphoner directement à un responsable du Ministère des Relations Extérieures* à Mexico. Nous lui avons demandé de transmettre notre inquiétude face à cette situation, mais il a répondu ne pas avoir d'instruction à ce sujet.

Nous nous sommes souvenus qu’en février, trente membres de la CCIODH n'avaient pas pu obtenir de visa FM3 dans leur pays d'origine, pour des questions de délais ou autres, mais l'avaient obtenu ensuite à leur arrivée au Mexique. Par ailleurs, il fallait faire coïncider les présentations du Rapport de la CCIODH au Mexique et dans les autres pays (pour répondre à la requête du gouvernement fédéral mexicain de lui remettre le Rapport le plus vite possible). En même temps, l'intention était de pouvoir commenter le Rapport avec chacune des personnes et/ou fonctionnaires rencontréEs en février. La Commission avait donc proposé de réaliser les différents entretiens institutionnels (Ministère de l'Intérieur, des Relations Extérieures*, PGR, Commission Nationale des Droits Humains...) le vendredi 20 mars.

Nous avons dû retarder d'un jour notre voyage au Mexique, pour avoir le plus de temps possible pour recourir à toutes les instances possibles pour obtenir nos visas FM3 dans nos pays d'origine... ou éventuellement pour résoudre ce problème en arrivant à Mexico, lundi 23 mars (hier). Finalement, hier (lundi), nous avons repris contact avec le Ministère des Relations Extérieures*, mais sa réponse fut exactement la même que précédemment. Nous avons donc exprimé notre inquiétude et notre étonnement devant cette situation, espérant une réponse rapide et une solution immédiate de la part des autorités, afin de pouvoir réaliser notre travail.

Ce travail consiste, comme on l'a dit, à remettre le Rapport à chaque institution, organisme, communauté, etc., que nous avions rencontrés, tant dans le district fédéral de Mexico que dans l'Etat du Chiapas, et cela dans un laps de temps limité à 25 jours. Hier, nous avons remis le Rapport en bonne et due forme à la COCOPA et à la CONAI, instances d'aide au dialogue et de médiation. Nous sommes actuellement dans l'attente d’une réponse à nos autres demandes de rendez-vous formulées auprès des différents interlocuteurs du gouvernement fédéral mexicain.

Salutations.

* ou Affaires Etrangères.
 
 
 
 

B. SIGNATURES DES PERSONNES ET DES ORGANISATIONS QUI ONT SOUTENU LA COMMISSION INTERNATIONALE D'OBSERVATION DES DROITS DE LA PERSONNE.
 
 

ETAT ESPAGNOL

ORGANISATIONS ET ENTITES: Acción Alternativa-ALGARIVE (Granada), AEDENAT (Madrid), Ajuntament Caldes d'Estrac, AJUNTAMENT D’ARBUCIES, AJUNTAMENT DE SALT, AL JAMAA, Alternativa Estel, AMNISTIA INTERNACIONAL, Arenys Solidari, ARENYS SOLIDARI, Asamblea de Mujeres de Cantabria, Asociación Amigos de los Indios (Madrid), Asociación Andaluza por la Solidaridad y la Paz (ASPA), Asociación Argentina Pro-Derechos Humanos (Madrid), Asociación de Vecinos ``El Polígono de Zarzaquemada'' (Leganés), Asociación Ecologista ALCARAVAN (Cantabria), Asociación Lesbianas y Gays de Cantabria (ALEGA), Asociación Pro Derechos Humanos de España (Madrid), Assemblea de Solidaritat amb la Rebel·lió Zapatista (Baix Cinca), ASSOCIACIO CATALANA D’AJUDA AL POBLE SAHARAUI, Associació Catalana de Brigadistes a Nicaragua (ACBN), ASSOCIACIO CATALANA DE PROFESIONALS PER LA COOPERACIO, ASSOCIACIO CULTURAL EL RAVAL, ASSOCIACIO D’AMISTAT AMB EL POBLE DE GUATEMALA, ASSOCIACIO DE PACIFISTES OBJECTORS DE CONCIENCIA, ASSOCIACIO LLIURE ANTIPROHIBICIONISTA, ASSOCIACIO PER L’ADOPCIO SENSE FRONTERES, Astillero por la Cultura (Cantabria), Ateneo Libertario de Santander (Cantabria), BANYOLES SOLIDARIA, BRIGADES DE PAU INTERNACIONALS, CADIC, CANDIDATURA AUTONOMA DE TREBALLADORS-ES DE L’ADMINISTRACIO DE CATALUNYA, CARITAS DE BLANES, CARITAS PARROQUIAL SALT (GIRONA), CARITAS PARROQUIALS SANT CUGAT DE SALT ARQUITECTES SENSE FRONTERES (ASF), Casa de la Solidaritat (Barcelona), Casa de Nicaragua, CATAC-CTSC COORDINADORA DE TREBALLADORES DE LA SANITAT DE CATALUNYA, Centre Autogestionari de Solidaritat amb l'Àrea Llatina-CASAL, CENTRE DE FORMACIO D’ADULTS "LES BERNADES"( GENERALITAT DE CATALUNYA), CENTRO DE ASSESORIA MULTIPROFISIONAL, PUERTO ALEGRE BRASIL, CGT (Confederación General del Trabajo), CGT-Almería, CGT-Granada, Chunta Aragonesista, Ciudadanos por la Solidaridad (Madrid), CJC (Col·lectius de Joves Comunistes), CNT-Fraga (Confederació Nacional de Treballadors), Col·lectiu Pineda Solidaria, Colectivo Córdoba Okupa (KKO), Colectivo de trabajadores de Alonso Hermanos S.A., Colectivo Diamantino Gracia Acosta por los Derechos Humanos y la Solidaridad, Colectivo Zapatista (Granada), Collserola Radio (Barcelona), Colúlectiu Chiapas (Priorat), Colúlectiu de Solidaritat amb la Rebel·lió Zapatista (Barcelona), Colúlectiu Ronda de Abogados (Barcelona), COMISION COORDINADORA CONFEDERAL (IAC), Comisión Universidad y Solidaridad (Universidad de Cantabria), Comisiones Obreras de Cantabria (CCOO), Comissió 0'7 i més (Lleida), COMISSIO D’AGERMANAMENT SALT-QUILALI, Comissió de Solidaritat amb els Pobles Indígenes de Chiapas (Barcelona), COMISSIO SOLIDARITAT NORD-SUD, Comité Civil Zapatista Onubense (Huelva), Comité Cristiano de Solidaridad Oscar Romero (Aragón), Comité de Apoyo a Chiapas (Málaga), Comité de Solidaridad con los Pueblos (Cantabria), Comité de Solidaridad Internacionalista de Zaragoza, Comité Nacional d'Ensenyament del PCC, Comité Zapatista de Almería, Comités de Solidaridades CosAl Galiza,Gabinet d'Integració Europeu i de Solidaritat, CONCENTRACIONS GIRONA, Consell d'Estudiants (Polítiques i Sociologia UAB), CONSELL DE LA JUVENTUD I L’ESPAI DE L’HOSPITALET, CONSELL MUNICIPAL DE COOPERACIO, Consulado Rebelde del Estado de Chiapas en Barcelona, COOPERACIO, COOPERATIVA INNOVA, Cooperativa XOU, CREU ROJA-CENTRE D’ACTIVITATS I SERVEIS EMILI BLANC, DEFENSEM CUBA, DELEGACIO DEL RECTOR PER AFERS DE COOPERACIO I SOLIDARITAT, DEMARCACIO DE GIRONA AIOKA, DESENVOLUPAMENT I MIGRACIO, DIPUTACIO DE BARCELONA, GANIVET D’INTEGRACIO EUROPEA I SOLIDARITAT, ECOROPA, Editorial ``Basta'' (Nerja, EKOSOL, Emakume Internazionalistak (Iruña), ENTREPOBLES , Esquerra Sindical de Telefónica, FEDERACIO CATALANA D’ONGS PER AL DESENVOLUPAMENT, FEDERACIO CATALANA VOLUNTARIAT SOCIAL, Federació d'Associacions de Veâns de Barcelona, FONS CATALA DE COOPERACIO AL DESENVOLUPAMENT, FUNDACIO AKWANA, FUNDACIO PAU I SOLIDARITAT CATALUNYA-CCOO, FUNDACIO SERVEI GIRONA DE PEDAGOGIA SOCIAL, GARROTXA SOLIDARIA, Geperut-Colectivo de trabajadores de Telefónica, GIRONA SOLIDARIA, GOAC-HOAC, GRUP D’ANIMACIO MISIONERA GRAMISS, GRUP D’EMPORDANESOS/ES PER LA SOLIDARITAT, GRUP DE RECERCA I ACTUACIO SOBRE MINORIES CULTURALS I TREBALLADORS EXTRANJERS (GRAMC), GRUP TERCER MON - CORAL PER LA PAU (MATARO), HIJOS, HUACAL (Solidaritat amb el Salvador), IAC (Inersindical Alternativa de Catalunya), IC PINEDA DE MAR, INTERMON GIRONA, INTERPUEBLOS (Cantabria), INTERSINDICAL ALTERNATIVA DE CATALUNYA (IAC) , IXIM Solidaridad con Chiapas (Iruña), Izquierda Unida (Cantabria), Izquierda Unida (Nerja, Izquierda Unida-Federal, JUSTICIA I PAU, Justicia i Pau (Malgrat), Juventud Obrera Cristiana (Córdoba), Juventud Obrera Cristiana de España (JOC-e), Komité Internazionalistak, L’ESTACIO CENTRE D’INFORMACIO I SERVEI PER LA JUVENTUD (AJUNTAMENT DE GIRONA, LA CHICHIGUA, LA CLANDESTINA, La Telaraña (Madrid), Liberacion (Cantabria), MAGREB SOLIDARI, Málaga), Málaga), Malgrat Solidari, MANS UNIDES, MOVIMENT PER LA PAU-AOC GIRONA, Movimiento contra Europa de Maastricht, Movimiento Objeción de Conciencia (MOC), Mugarik Gabe, Nación Andaluza (Granada), NEEDED, Odontologia Solidaria de Catalunya, PARROQUIA DE SANT JUAN BAPTISTA DE PINEDA, BISBAL DE GIRONA, Pau i Solidaritat-Catalunya, Paz con dignidad (Madrid), Periódico AVANT, PLATAFORMA ACCIO CIVICA DEL MARESME, Plataforma Calella Solidaria, Plataforma de Solidaridad con Chiapas (Aragón), Plataforma de Solidaridad con Chiapas de Córdoba, PLATAFORMA DE SOLIDARITAT DE CALELLA, PLATAFORMA O’7% DE L’HOSPITALET DEL LLOBREGAT, Plataforma por la Insumisión (Granada), Plataforma Red Col·lectius Maresme, PSICOLEGS SENSE FRONTERES, Red de Apoyo Zapatista (Madrid), RESUMEN (periódico latinoamericano), RETRUCO, SCI (Servicio Civil Internacional), SECRETARIA JUSTICIA I PAU (GIRONA), SERVEI INSTITUCIONAL I SOCIAL (UGT), SETEM GIRONA, SINDICAT D’ESTUDIANTS DE CATALUNYA, Sindicato Unitario de Cantabria, SOARPAL, SODEPAU--Catalunya, SODEPAZ, SOLIDARITAT I COOPERACIO SOLE, SYNDICAT DES CORRECTEURS ET PROFESSIONS CONNEXES DE LA CORRECTION , UNIVERSIDAD AUTONOMA DE BARCELONA , RECTORAT, USTEC-STECs SINDICAT DE TREBALLADORS DE L’ENSENYAMENT, USTEC-STEs.

SIGNTURES INDIVIDUELLES : Manuel Vazquez Montalban (escritor y periodista), Jose Agustin Goytisolo (poeta), Aitana Sanchez Gijon (actriz), Jose Luis Sampedro (escritor), Maruja Torres (periodista y escritora), Juan Marsé (escritor), Manuel Vicent (escritor), Antoni Tapies (pintor i escultor), Joan Manuel Serrat (cantautror), Rafael Ribó (presidente de Iniciativa per Catalunya), Ignasi Riera (escritor), Fidel Lora Lillo (diputado PCC al Parlament de Catalunya), Marivi V zquez, Jordi Ribó (responsable de Movimiento obrero del PCC), José Ribas (director revista AJOBLANCO), Luis Carlos Rejón (portavoz grupo parlamentario de Izquierda Unida en Andalucía), Javier Redondo López, Esperanza Martínez Conde (Catedr tica), Mar Garzón Bermejo, Rosario Martín (secretaria Acción Sindical CGT-Granada), Alfredo Vela Olivan (Confederación de Federaciones de Asociaciones de Vecinos de Catalunya), Angel Crespo (responsable de Internacional de la CONC), Paco Muñoz (secretario general Federación de Construcción y Madera de la CONC), El Gran Wayoming. Fidel Corcuera (Vicerector de relaciones internacionales de la Universidad de Zaragoza), Eloi Fernandez Clemente (Decano de la Facultad de Empresariales y Economicas de la Universidad de Zaragoza), Gervasio Sanchez (reportero grafico), Jose Antonio Labordeta, Ixo Rai (grupo musical), Jesus Maria Alemany (sacerdote), Luis Humberto Menendez (periodista Heraldo de Aragon), Miguel Mena (periodista Cadena Ser, Zaragoza), Mariano Gistain (periodista El Periodico de Aragon), Chesus Bernal (Diputado en Cortes de Aragon,CHA), Chesus Yuste (Diputado en Cortes de Aragon,CHA), Antonio Yaspar (Concejal Ayuntamiento de Zaragoza), Pilar Lopez (Concejala Ayuntamiento de Zaragoza), Jose Torralba (Alcalde de Biscarrues), Alfredo Solano (Concejal Ayuntamiento Huesca), Antonio Perez (Concejal Ayuntamiento Teruel)
 
 

ITALIE

ORGANISATIONS ET COLLECTIFS : 100 Idee per la Pace" (Siena), Amnesty International (Cosenza), ARCI, Asociación Ya Basta, (Roma-Milan-Padua-Genova-Imperia-Iesi-Foggia-Venecia-Teramo-Tries te), Ass. Nazionale Beati i Costruttori di Pace (Padova), Associazione Baldanza (Torino), Associazione d'artisti e artigiani di strada TUTTALTRARTE (Torino), Associazione Lavoratori Pinerolesi (ALP, Torino), Beati i Costruttori di Pace (Pordenone), Beati i Costruttori di Pace (Pordenone), Centro contra la violencia sobre las mujeres ``Roberta Lancino'', Centro de Documentación Feminista ``NOSSIDE'', Centro di Comunicazione Antagonista (Cremona), Centro Filo Rosso, Centro Interdepartamental de WS ``Milly Villa'', Centro Social Corto Circuito (Roma), Centro Social Ex Snia (Roma), Centro Social La Strada (Roma), Centro Social Leoncavallo (Milan), Centro Social Ocupado Autogestionado GRAMNA, Centro Social Pedro (Padua), Centro Social Rivolta (Venecia), Centro Social TNT (Iesi), Centro Social Villaggio Globale (Roma), Centro Social Zapata (Genova), Centro Sociale Autgestito PACI' PACIANA (Bergamo), Centro Sociale Dordoni (Cremona), Centro Sociale Magazzino 47 (Brescia), Cesare Castellano (Massa), CGIL (Scuola di Torino), CIDI (Cosenza), Circolo Che Guevara Esanatolia, Circolo libertario Luigi Fabbri (Iesi), Collettivo Chiapas (Rimini), Collettivo Comunista Alti Canavese ``Che Guevara'', Collettivo Igbal Masih (Bergamo), Collettivo Internazionalista (Turin), Comitato Chiapas (Torino), Comitato Chiapas Cerusio, Comitato Chiapas Falconara, Comitato Maribel (Bergamo), Comitato per la Pace, il Disarmo e la Nonviolenza (Pordenone), Consulado Rebelde de Mexico (Brescia), Cooperativa L'Alternativa (San Giacomo di Vittorio Veneto, Treviso), Coordinadora Milanesa de apoyo a la lucha Zapatista (Milano), CSA TNT, Dai Ruote alla Pace (Pordenone), Dai Ruote alla Pace (Pordenone), Federazione dei Comunisti Anarchici, Gruppo Anarchico G.Bresci (Portorecanati), Kollettivo Estrella Roja (Cesena), Mensual L'Hora Locale, Ottavo Kilometro Ancona, Periódico Med Media Review, Radio Ciroma, Radio Onda d'Urto (Brescia), Scuola Populare ``La Ghiaia'' (Asti).

SIGNATURES INDIVIDUELLES : Darío Fo (premio Nobel de Literatura), Franca Rame (actriz), Ermete Relacci (director de Lega Ambiente), Giuseppe Bertolucci (director de cine), Gillo Pontecorvo (director de cine), Gabrielle Salvatores (director de cine), Ramon Mantovani (responsable de exterior de Refundación Comunista), Giuliano Montaldo (director de cine), Carlo Gualini (Bergamo), Edoardo Daneo (Torino), Blauda Giorgio, Enrico Piovesana, Elena Cellini, Angela Nocioni, Francesco Andreini, Vincenzo Balatti, Ezio Rotondo, Maria Rotondo, Tozzi Maurizio, Gianni Bassani, Sama' Luca, Giovanni Salvadori, Enrico Diciotti, Andrea Frati, Bruno Pigozzo, Chiara Borgogni, Andrea Battino, Ludovico Petroni, Annalisa Vignozzi, Davide Dani, Gabrio Avanzati, Giuseppe Baldisserri, Rossella Zuffa, Daniela Romani, Barbara Muller, Luca Pazzagli, Ruggero Riccucci, Patrizia Baccelli, Roberto Mancini, Giovanni Banducci, Marco Arghiris, Angela Bindi, Marta Fusai, Silvia Folchi, Antonietta Cutillo, Anna Raniero, Donatella Barcelli, Marisa Meneghelli, Massimiliano Stumpo, Elena Golini, Cristina Costantini, Margherita Milanesi, Laura Pocci, Letizia Rossi, Maria Teresa Battaglino, Maria Aprosio, Gina Bianchi, Luise Hoffmann, Maurizia Pisciotta, Renato Massaroli, Marinella Massaroli, Artesi Mimi, Alberto Marcella Magliano (Torino), Villa Lucia (Torino), Lammi Anna (Torino), Famiglia Giardina Clerico (Torino), Romanelli Elio Laura (Associazione Pace Rivoli, Torino), Silvana Sacchi (Torino), Gianni Salza (Pinerolo, Torino), Famiglia Nevache (Torino), Raphael Rossi, Tatjana Giorcelli, Oriana Rossi, Mario Rossi, Francois Proust, Una compañera japonesa, Luciano CREA (vice-Síndico Comune di Cosenza), Franco Dionesalvi, Enrico Morrone, Pietro Mari, Evelina Catizone, Assessori (Comune du Cosenza), Emilio Bianco (Sindíco, Comune di Montalto Uffugo), Giovanni Zingone (Presidente Consiglio Comunale Montalto Uffugo), Maria Filosa (capogruppo Consiliare del PPI-Partito Popolare, Montalto Uffugo), Luciano Corniola (capogrippo Consiliare del PDS-Partito Democratico della Sinistra, Montalto Uffugo), Franco Ferro, Mario Mogliano (assessori Comune di Montalto Uffugo), Donatella Laudadio (assessore, Cosenza), Giuseppe Cipparrone (capogruppo Provinciale del PDS), Franco Iacucci (Síndico, Comune di Aiello Caiabro), Florindo Pastore (assessor, Comune di Rende), Emilio Viafora (secretario regional CGIL), Giuseppe Frega (rector de la Universidad de Calabria), Franco Crispini (rector de la Facultad de Letras y Filosofia Universidad de Calabria), Claudio Albertani y Rosalba Piazza. Girardi Giulio (escritor e integrante del Tribunal Permanente del Popoli)
 
 

FRANCE

ORGANISATIONS ET COLLECTIFS : A.C.P. Contra el Paro (Arige), Appel Des Cent, Association Pas-Sage (Toulouse), Centre Culturel Oecuménique (Villeurbanne), Colectivo Viva Zapata (Montpellier), Colectivo Chiapas (Arige), Collectif de Solidarité Chiapas-Mexique (Toulouse), Collectif Guatemala (Paris), Collectif Ya Basta! (París), Comité Amérique Latine (Bourg-en-Bresse), Comité Amérique Latine (Juras), Comité Chiapas (Lyon), Comité de Chiapas (Toulon), Comité de Solidarité avec les peuples du Chiapas en lutte (Paris), Comité France Amerique Latine de Vendee (La Roche sur Yon), Comité Tiers-Monde (Miribel-Montluel), Confederación Campesina de L'Aude, Cooperativas Europeas Longo Mai, COSOPAC, Comité de Solidarité avec les Peuples d'Amérique Centrale (Lyon), Epice 82, Equipe de Solidarité avec les Mères de la place de Mai -Argentine- (Lyon), F.S.U. (Arige), Federación Anarquista de l'Arige, Forum Cívico Europeo, Frères des Hommes-Comission Amérique Latine (Lyon), Groupe 1/3 Monde Chavagnes, Groupe Echange et Solidarite (Mont Aigu), Groupe Tiers-monde (Chavagnes), Grupo de 10 sindicatos SUD, Le Grumeau Alternatif, Le Mille-Pattes, Les Amis du Mouvement des Paysans Sans Terre -MST, Brésil- (Lyon), Liga de los Derechos del Hombre de l'Arige, Mouvement de Femmes (Bourg-en-Bresse), Partido Comunista (Federación de l'Arige), Partido Comunista Couserans, Partido Socialista (Federación de l'Arige), Peace Brigades International-France, Pichkepol, Reliés, Revista Espaces Latino (Lyon), Ripafapan, SIFAW (Mouvement Amazigh, Toulouse), Solidarité Gaillac, SOS RACISME (Arige), SUD Education Midi Pyrineés, Syndicat SUD-Education 31, Terre Ouverte (Beaupreau), Terres fraternelles (Angers), TRIBU, UD-CFDT (Arige), UD-CGT (Arige), Verts (Arige). Assemblée européenne des citoyens, CEDETIM, CFDT, FGTE, CFDT ANPE, CGT, Droit de Cité, Fondation France.Amérique latine, Fondation France Libertés-Daniéle Mitterand, FSU, GRAM, L.C.R., Ligue des Droits de l'Homme, Mouvement de la Paix, MRAP, Les Peripheriques vous parlent, R.C.C.A.R., SNES, SOS Racisme, SUD-PTT, UNEF-ID, les Verts.

SIGNATURES INDIVIDUELLES : Florence Leray (La Farlde), Sylvaine Leray (La Farlde), Claire Leray (La Farlde), Muriel Leray (La Farlde), Marc Leray (La Farlde), Henri Verhoeven (Méounes), Aimé Ferroul (director de Centre Culturel Oecuménique, Villeurbanne), Alain Bivel (Miribel), Padre Edmond Chapuis (sacerdote de Miribel), Padre Jean Tissot (Sacerdote de Saint-Maurice de Beynost), Padre Joseph Carminati (sacerdote de Bourg-en-Bresse), Alaind Durand (director de prensa, Lyon), Michel Deprost (periodista, Lyon), Jean-Franois Jezequel (LCR M,con), Jean-Franois Mortel (LCR Bourg-en-Bresse), Luc Bailly (Comité Amérique Latine Bourg-en-Bresse), Carole Gerbaud (Mouvement de Femmes de Bourg-en-Bresse), Nicole Raspail (CIMADE Bourg-en-Bresse), Franoise Vaillant (Lyon), Catherine Proriol (Lyon), Annie Carillo (Givors), Sylviane et Roger Champ (Fontaines-Saint Martin), Genevive et Gabriel Keller (Triors), Pascale Girard (Les Verts France), Pascal Pavie (Confederación Campesina de L'Aude), Agnés B. Daniel Bensaid, filósofo, Jacques Blanc, Teatro nacional de Brest, Frédérique Bredin, diputado, Bertrand Cantat, Noir Désir, Carmen Castillo, cineasta, Régis Debray, escritor, Régine Deforges, escritor, Olivier Duhamel, diputado europeo, Jean-René de Fleurieu, productor, Monseigneur Gaillot, Patrick Grandperret, cineasta, Maxime Gremetz, diputado, Giséle Halimi, abogada, Francis Jeanson, escritor, Alain Joxe, sociólogo, Yvon Le Bot, sociólogo, Luz, diseñador, Louis Minetti, senador, Ariane Mnouchkine, director de escena, Edgar Morin, sociólogo, Christian Paul, diputado, Giles Perrault, escritor, Jack Ralite, senador, Pierre Richard, comico, Sapho, cantante, León Schwartzenberg, profesor de medicina, Fabienne Servan-Schreiber, productora, Francis Tanguy, Théatre du Radeau, Alain Touraine, sociólogo, Henri Weber, señador, Wiaz, diseñador, Francis Wurtz, diputado europeo.
 
 

BELGIQUE

ORGANISATIONS ET COLLECTIFS : Colectivo Chiapas (Lieja), Comité Chiapas (Bruselas), Comité Chiapas (Tournai).
 
 

DANEMARK

ORGANISATIONS ET COLLECTIFS : Café Antifascista y Autónomo (KAFA-X), Comité de Solidaridad con Centroamérica, Foro Internacional, La Alianza Roja y Verde (grupo parlamentario), México-Gruppen, Partido de Socialistas Izquierdistas, Partido Popular Socialista (grupo Parlamentario), Partido Socialista de Obreros (SAP), Revista autónoma PROPAGANDA, Revista feminista SIZTER, Revista solidaridad internacional GAIA, Taller Alternativo de Medios y Comunicación (KASAMA).
 
 
 
 

SUISSE

ORGANISATIONS ET COLLECTIFS : ``Operation Dagsvaerk'' (organización estudiantil de solidaridad con el llamado Tercer Mundo), AG Chiapas (Berna), BUM Libros y música (Zurich), Central Sanitaire Suisse (Zurich), Comité Viva Zapata (Ginebra), Dr.Phil.Hist. Catalkaya Ryf (Berna), Infoladen Dasama (Zurich), Okkupa Romark (Zurich), Partido Comunista de Dinamarca (KPiD), Partido del Trabajo (Zurich), Polka café político (Zurich), ROMP-tienda de Información (Lucerna), Schlachthaustheater (Berna), Sección Juvenil Partido Socialista Popular (SFU), Solidaridad directa con Chiapas (Zurich), UMES (Zurich), ZAS, Secretariado de America Latina (Zurich).

SIGNATURES INDIVIDUELLES : Rebecca Schneider (Zurich), Jrg Wehrle (Zurich), Andreas K. (Zurich), Matthias Schmid (Zug), Jochi Weil (Zurich).
 
 

GRECE

ORGANISATIONS ET COLLECTIFS : Izquierda Renovadora Comunista-Ecologista, Colectivo Autónomo de Izquierdas de Maraslio, Colectivo Autónomo de Izquierdas en Calandri, Centro Cocial Autogestionado de Canea, Confederación General de Asociaciones de Campesinos de Grecia (GESASE), Confederación General de Trabajadores de Grecia (GSEE), YA BASTA! Grupo de Solidaridad y Conra-información, Red de Apoyo Social de Refugiados e Immigrantes, Red de Movimientos por los Derechos Politicos y Sociales, revista , Juventudes Communistas de Grecia , Unión de Médicos de los Hospitales de Atenas y Pireus (EINAP), Comité de Solidaridad Internacional Democratica en Grecia (EEDDA), Federación de l@s Emplead@s en los Bancos de Grecia (OTOE), Comité Griega de la Red por las Marchas Europeenas, Collectivo Alternativo de Abogados, Unión de Contadores de Atenas (EELP), Comité de Abogados por los Derechos Sociales y la Libertad Politica, periódico, Partido Obrero Revolucionario (EEK), Ocupación Villa Amalias, Ocupación Karavia y Patmou, periódico , Nuevo Corriento de Izquierdas (NAR), periódico , Jóvenes socialistas, Juventudes Contra el Racismo en Europa (YRE), Juventudes , Avance (Xekinima), Organización de Comunistas-Internacionalistas de Grecia/Spartacos, Organización de Comunistas-Internacionalistas de Grecia/Lucha Obrera, Federación de l@s Profesores de Segunda en Grecia (OLME), Confederación de Uniones de Cooperaciones Rurales de Grecia (PASEGES), Unión de Profesores en Paro de Grecia, Colectivo por la Autonomia y la Educación, Federación de Empleados en los Municipios y Comunidades de Grecia (POE-OTA), periódico , Asociación de los Trabajadores en Nea Kalithea, Unión de los Epleados del Asociación de Abogados en Atenas, Coalición , Coalición para la Qualidad de la Vida - Patisia, Politica de Izquierdas, Municipio de Pireo.
 
 

IRLANDE

ORGANISATIONS ET COLLECTIFS : Irish Mexico Group (Dublin).
 
 

ANGLETERRE

ORGANISATIONS, COLLECTIFS ET SIGNATURES INDIVIDUELLES : Hector Castillo (Animal Breeding Group), Association d'Information et de Soutienn aux Indiens d'amérique (A.I.S.I.A).
 
 

SUEDE

ORGANISATIONS ET COLLECTIFS :``YA BASTA!'' Solidaridad con Chiapas (Gˆteborg),
 
 

ARGENTINE

ORGANISATIONS ET COLLECTIFS :Comité de Solidaridad con la Rebelión Zapatista (Buenos Aires), El Bokete (Universidad de Buenos Aires), Red de Apoyo Chiapas (Rosario).
 
 

ETATS- UNIS

ORGANISATIONS, COLLECTIFS ET SIGNATURES INDIVIDUELLES : Nuevo Amanecer Press-NAP, Theater of the Opressed Laboratory (New York), Susana Saravia (Nuevo Amanecer Press-NAP), Roger Maldonado (Nuevo Amanecer Press-NAP), Darrin Wood (Nuevo Amanecer Press-NAP), Bill Koehnlein (New York), Marie-Claire Picher (New York), Anne-Marie Maaklan, James Cowsill, Aaron Pollack, Paul Cowsill, Patrick Cowsill.
 
 

NICARAGUA

ORGANISATIONS, COLLECTIFS ET SIGNATURES INDIVIDUELLES : Comité de Solidaridad Nicaragua-Chiapas, Nicaragua, firmas individuales: Héctor Avellan (poeta), Didaluz Meneses (escritora), Carlos Mejía Godoy (cantautor), Ofilio Picon (músico), R. Martínez S. (músico), O. Delgado (músico), Salvador Bustos (cantautor), Luis González (cantautor), Richard Loza Silva (cantante), Luis Pérez, Eduardo Araica (guitarrista), Freddy Martínez, Luis Emilio Martínez (músico), Teodoro Loza Pérez (cantante), Norma Elena Gadea Avilés (cantante), Ramón Mejía (músico), Gonzalo Cuéllar, César García Rosales, Lizandro Chávez Alfaro (escritor), Michele Najlis (escritora), Zoa Meza (actriz), Els van Poppel.
 
 

URUGUAY

ORGANISATIONS, COLLECTIFS ET SIGNATURES INDIVIDUELLES : Consulado Rebelde Zapatista de Montevideo, Monica Olaso (antropóloga), Telmo Carrillo (abogado).
 
 

CANADA

SIGNATURES INDIVIDUELLES : Jeremy Shaw, Jay Cowsill, Tamara Shaw-Ross, Gavin Shaw-Ross, Erin Cowsill, Eryne Croquet, James Loughery, Ellen Loughery, Lois Cowsill, David Palliaser.
 
 
 
 
 
 

C. LISTE DES PERSONNES QUI ONT PARTICIPÉ À LA COMMISSION.
 
 

ALLEMAGNE

Bernardo Paaeschkke (profesor de la Universidad de "Mains")

Gena Castro Arias.

Kerstin Urudek

Moni Steimuller.

Oskar Schmid.
 
 

ARGENTINE

Alejandro Goldberg
 
 

CANADA

Barry Nelson, ONG desarrollo y paz.

Claude Rioux, comite cristiano por los DDHH

Darejas Assathiany, sociedad civil.

Fabienne Lasserre, sociedad civil.

Isabelle Gauthier, red de solidaridad con Mexico.

Normand Baillargeon, maestro de la Univ. de Quebec

Pedro Pardo.

Sergio Ramirez.
 
 

DANEMARK

Lars Borking, fotografo

Maria Pagels, periodista

Mads Lundvwall, Alianza Roja y Verde
 
 
 
 
 
 
 
 

FRANCE

Monseñor Jacques Gaillot, obispo de Partenia.

Danielle Sivadon, psicoanalista

Agnès Berthomeu, psicoanalista

Jean Claude Pollaak, psicoanalista, director revue Chimeres.

Pascale Girard, Partido Verde

Marie Sarda, Confederacion Paysanne, revista Grumeau

Pascal Pavie, Confederacion Paysanne

Michel Desmars, Sindicato SUDRail

Marc Tomsin, Sindicato CGT correcteurs

Rabah Belaid, estudiante

Julien Barlet, estudiante

Yves Bonnardel, bibliotecario

Stéphanie Torchon, maestra auxiliar

Guy Moussard, maestro

France Falquet, maestra

Jean François Rolland

Stratis Vouyoucas, cineasta independiente

Sebastien de Monchy, cineasta independiente
 
 

GRECE

Aggeletakis Giorgos (Revista )

Vasilopoulos Giorgos (Federación de l@s Emplead@s en los Bancos de Grecia -OTOE)

Gazepis Nikos (arquitecto)

Gakis Spiros (Grupo )

Giannopoulou Evi (arquitecto)

Grigoriadou Eleni (Izquierda Renovadora Comunista-Ecologista, periodico)

Efstathiou Kostas (Federación de l@s Emplead@s en los Bancos de Grecia-OTOE)

Kalatzi Rania (Federación de l@s Profesores de Segunda en Grecia -OLME)

Kamari Florentia (quimico)

Kaparoudakis Apostolis (periodista)

Karakostas Nikos (Grupo )

Katergari Maria (Coordinación de Organisaciónes Antiracistas e Immigrantes)

Koliri Maro (estudiante)

Korovesis Periklis (escritor)

Malandrenioti Liana (redactora)

Mpakourou Emilia (editora)

Moraitou Emmanouela (Ya BASTA! Grupo de Solidaridad y Contrainformación)

Dousia Georgia (Federación de l@s Emplead@s en los Bancos de Grecia -OTOE)

Xidi - Fotiadi Angeliki (Ya BASTA! Grupo de Solidaridad y Contrainformación)

Oikonomou Ourania (Collectivo de Mecanicos de Izquierda)

Papaoikonomou Christina (Izquierda Renovadora Comunista-Ecologista, periodico)

Poularikas Vasilis (Federación de l@s Emplead@s en los Bancos de Grecia -OTOE)

Soldatou Georgia (Red de Movimientos por los Derechos Politicos y Sociales)

Stamataki Eleni (Izquierda Renovadora Comunista-Ecologista, periodico)

Tzouras Ilias (Ya BASTA! Grupo de Solidaridad y Contrainformación)

Trikas Mihalis (periodista).
 
 

ITALIE

1 diputado de Rifondazione Comunista.

1 diputado verde.

Abelonis Jannic

Acciari Marco.

Bararldi Marco, Associazione Mani Tese.

Bizzotto Albino Don, responsable de la organizacion civil "Beati i Costruttori di Pace)

Bugliani Roberto, ensayista

Caon Luciano coordinacion veneta por la humanidad y contra el neoliberalismo

Capparucci Roberto.

Carenini Fabio

Carlucci Franco.

De Iorio Francesco.

Di Gennaro Paolo.

Filippini Giampaolo videoperador de Radio Onda d’Urto-Brescia

Gemelli Marta

Girelli Monica

Gobbi Elena, Consiglieri Regionale Gruppo Misto, Friuli, Venezia.

Guiducci

Guzzon Roberto coordinacion veneta por la humanidad y contra elneoliberalismo

Marchetti Barbara, Associazione Mani Tese.

Mariano Federico, presidente Associazione Ya Basta

Massaccesi Sara.

Mazza Vilma, redactora Radio Sherwood Nord Est.

Mazzotta Livia.

Meazzi Roberta Consulado Rebelde de Mexico-Brescia

Metz Alessandro, Associazione Razzismo Stop.

Micangeli Andrea, ingegniere.

Morini Paola Amici del Chiapas- Trento

Naso Vicenzo, Direttore Centro Interuniversitario di Ricerca sui Paesi in via di sviluppo, Roma.

Neri Stefania

Oliveri Andrea, Redattore Radio Balkan Trieste.

Palamidesi Giorgio Colectivo Internacionalista Che Guevara-Bologna

Pedretti Sabina redactora de Radio Onda d’Urto-Brescia

Pelizzari Davide

Pelizzari Stefano Consulado Rebelde de Mexico-Brescia

Pelosi Guido Agencia RAI- International

Penocchio Cristian fotografo y periodista

Prosperi Marina abogada- Bologna

Pullara Alessandro Coordinamento Nacional COBAS

Rastello Luca director de la revista "Narcomafie"

Romi Marina, Unione Donne Italiane.

Sabello Carmela, Associaziones Difesa LÑavoratori Nord Est.

Salza Renza Comite’ Chiapas de Torino

Siviero Ombretta Comite’ Chiapas de Torino

Sonda Valeria

Stefani Giovanni Amnesty International-Rovigo

Sullo Pierluigi. giornalista del quotidiano Il Manifiesto.

Tano D'Amico, fotografo.

Tassanviol

Zanchetta Aldo responsable de Lucca Libri
 
 

NICARAGUA

Guillermo Mendez, Movimiento Indigena de Nicaragua.

Helena Roux, periodista.

Lucas Revuelta, periodista y estudiante.

Natalia Zaro.

Remedios Garcia,
 
 

SUISSE

Carlo Fomaroga, abogado de Ginebra.

Nicole Wagner, comite de solidaridad con Chiapas. en representacion de Central Sanitaria Suiza, Partido del Trabajo, Cafe Antiracismo y Cafe de Informacion.

Pierrette Iselin, Sindicato de servicios publicos de Suiza.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

ETAT ESPAGNOL
 
 

ANDALOUSIE

Cecilio Muñoz Fernandez, ASPA

Francisco Javier Lozano Gonzalez, Accion Alternativa

Jose Antonio Ponce

Macarena Luque Guillen

Maria Huelva Sala,

Obdulia Castillo Garcia.

Rafael Corpas Reina, Asoc. de Educadores Encuentro en la Calle.

Teresa Rodrigiez Escudero, ASPA
 
 

ARAGON

Gonzalo González Barbod, de la Chunta Aragonesista.
 
 

CANTABRIA

Francisco Ibarrondo, periodista de Cambio 16.
 
 

CATALOGNE.

Andres Pena Casas. Brigadistas de Nicaragua

Angel Sanchez Martinez. Asociación de Derechos Humanos de Pineda de Mar

Antonio Tena Tapia, la Chichigua y varias entidades de L'Hospitalet.

Carles Lardin Ortiz. CGT de Telefonica

Cristina Artal

Daniel Boix, Universitat de Girona

Daniel Vazquez Salles, cineasta.

Ernesto de Haro Sanchez Pascuala. CGT

Eugenio Ruesga Rodriguez. Amigos del Arca y Artesanos de la Paz

Horst Rosenberg. Traductor

Ignacio Garcia Garcia. Sociedad civil

Isabel Llamas Vilas. Colectivo Chiapas

Jaume Botey Valles, universitat autonoma de Barcelona.

Jaume Soler, alcalde de Arbucies.

Joan Coscubiela, secretario de CCOO

Joan Saura, diputado de IC.

Jordi Planas

Josep Cullell Mirambell. Movimiento de solidaridad.

Lluis Hernandez, regidor de Santa Coloma

Lluis Sarri Cardona. Geperut - Telefonica

Marc Garcia Sastre. Presidente de asociacion de vecinos

Marco Aparicio Wilhelmi. Universidad central de Barcelona

Maria Gloria Wilhelmi Lizaur. Asociación Catalana de Profesionales por la Cooperación

Maria Hernandez. Colectivo Chiapas

Maria Rosa Viñolas Garcia. IC

Monica Ibañez Bernal

Montserrat Ramirez, comision de defensa del colegio de Abogados

Pascual Aguilar Perez. Asociacion cultural el Raval

Rafaela Subias de la Fuente, USTEC-STES

Raquel Cabrerizo Delgado. Geperut - Telefonica

Reyes Pesqueira Puyol. Asociacion de amistad cvon el pueblo de Guatemala.

Rosa Cañadell Pascual, grupo de apoyo al MST, USTEC-STES, IAC

Sigfrido Miralles de Argila.

Teresa Niubo. sociedad civil

Vicenta Delgado Abejer. sociedad civil

Xavier Joanpere. Movimiento de solidaridad

Laura Vega Caro. Amigos del Arca y Artesanos de la Paz
 
 

PAYS BASQUE

Fermín Muguruza Ugarte.
 
 

GALICE

Carmen Barral

Ivan Fernandez de Prado.

Teodoro Amez Fernandez.
 
 

MADRID
 
 

Abdelhamid Beyuki, presidente de ATIME

Carlos Claudio Sáez, PCE.

Darrin Wood, representante de la APDH.

Jesus Montero, universidad de Madrid.

Jose Luis Humanes, secretaria de Organizaqcion de la CGT.

Luis Nieto Pereira, coordinador area Paz y Solidaridad de IU.

Matilde Lindez Perez, comites Oscar Romero.

Miguel Angel Pascual CGT.

Paloma Martin Torpedo, responsable secretaria federacion de movimientos sociales del PCE.

Sergio Bollain Perez Minguez.

Esteban Pujals
 
 

MURCIA ET ALICANTE

Berta Sanchez Laorden.

Gonzalo Franco Aixel

Javier Marín Fenoll, grupo Paz Ahora.

Manuel Lario Bastida

Victor Sanchez Balaguer, grupo Paz Ahora.
 
 
 
 

D. DOCUMENTATION REMISE A LA COMMISSION CIVILE INTERNATIONALE D'OBSERVATION DES DROITS DE LA PERSONNE.
 
 

– Planes de Actuación de la ONG FIDEICOMISO "Fideicomiso para la salud de los niños indígenas de México", A.C.5 actuaciones de emergencias para la población desplazada en Chiapas. Enero de 1998

– Datos de la Cruz Roja Mexicana sobre la ayuda humanitaria ofrecida a los desplazados de Chenalhó. Cifras sobre los Centros de Atención Primaria de la Salud y Urgencias Médicas de las comunidades de San José del Río y San Miguel. Enero de 1998.

– Dossier del XIV Congreso de la Federación Latinoamericana de Asociaciones de Familiares de Detenidos-Desaparecidos. FEDEFAM2 de febrero de 1998.

– "Preliminary Report on the investigation of the crimes occurring in the municipality of Chenalhó, state of Chiapas" Elaborado por la Procuraduría General de la República Mexicana. 16 de febrero de 1998. -Se posee otra copia en lengua francesa-

– Dossier informativo del Gobierno de México sobre los hechos de Acteal, Chiapas. Entregado en mano durante la entrevista mantenidapor la delegación de enlace de esta Comisión durante la entrevista mantenida con funcionarios de Relaciones Exteriores. 20 de enero de 1998.

– "Segundo Informe de Gobierno Municipal del Honorable Ayuntamiento de San Cristóbal de las Casas. Licenciado Rolando R. Villafuerte Aguilar". 1997.

– Cuaderno Estadístico Municipal de San Cristóbal de las Casas. 1996.

– Síntesis ejecutiva de los Compromisos Institucionales derivados del programa de Auxilio Humanitario para el municipio de Chenalhó la jurisdicción sanitaria de San Cristóbal. Febrero de 1998.

– Dossier sobre las "Principales acciones de Salud en Chiapas 1995-1997", entregado en mano a esta Comisión por el Subsecretario de Salud del Gobierno Federal.

– Documento "Ni Derechos, ni Humanos en la zona Norte de Chiapas", entregado por una representación de "Desarrollo, Paz y Justicia", A.C., a esta Comisión como respuesta a los hechos denunciados por el Centro de Derechos Humanos Fray Bartolomé de las Casas. Septiembre de 1997.

– Informe del Programa de Auxilio Humanitario a desplazados de Chenalhó, Chiapas. Elaborado por el Comité Operativo del Gobierno del Estado de Chiapas.

– Recomendación 1-98 de la Comisión Nacional de Derechos Humanos de México sobre el caso de la masacre de Acteal, municipio de Chenalhó, estado de Chiapas.

– Folleto divulgativo sobre "El cultivo de café orgánico en la Unión Majomut. Un proceso de rescate, sistematización, evaluación y divulgación de tecnología agrícola". Editado por la Red de Gestión de Recursos Naturales y la Fundación Rockefeller. México, 1977.

– Boletín de Coopcafe, Coordinadora de Pequeños Productores de Café de Chiapas. Febrero de 1998.

– Boletín informativo del Centro de Información y Análisis de Chiapas - CIACH -, "La Palabra", número 27, segunda quincena de noviembre de 1997.

– Boletines de SIPAZ, enero de 1998, año 3, número 1 y octubre de 1997 año 2 número 4.

– Boletines de la Sociedad Cooperativa Cholonb'Ala, SCL.
 
 

_ Informe de DESMI, A.C. sobre el "Desarrollo económico y social de los mexicanos indígenas". San Cristóbal de las Casas, Chiapas. Febrero de 1998.
 
 
 
 

E. INDICE DES SIGLES
 
 

CCIODH : Commission Civile Internationale d’Observation pour les DROITS DE LA PERSONNE

CENCOS : Centre de Communication Sociale

CERESO : Centre de Réadaptation Sociale

CIAM : Centre de Recherche et de Soutien aux Femmes

CIOAC : Centrale Indépendante des Ouvriers Agricoles et Paysans

CIUSPAZ : Citoyens de San Cristobal pour la Paix

CND: Convention Nationale Démocratique

CNDH : Commission Nationale des Droits Humains

CNI : Congrès National Indigène

COCOPA : Commission de Concorde et Pacification

CONAI : Commission Nationale d’Intermédiation

CONPAZ : Coordination d’Organisations Non Gouvernementales pour la Paix

COSEVER : Commission de Suivi et de Vérification

DIF : Système pour le Développement Intégral de la Famille (institution gouvernementale)

EZLN : Armée Zapatiste de Libération Nationale

FAT : Front Authentique du Travail

FIDEO : Fidéicommis pour la Santé des Enfants Indigènes du Mexique

FZLN : Front Zapatiste de Libération Nationale

GBI : Guerre de basse intensité

INI : Institut National Indigéniste

OCEZ : Organisation Paysanne Emiliano Zapata--Maison du Peuple de Venustiano Carranza

ONG : Organisation Non Gouvernementale

ONU : Organisation des Nations Unies

PAN : Parti d’Action Nationale
 
 

PFCRN